Une question toute simple ce matin : les prix des carburants vont-ils flamber à la pompe ? Selon les chiffres officiels, le litre de gazole cotait la semaine dernière à plus de 1,48 €, au plus haut depuis mai dernier et le sans-plomb 95 à 1,54 €.

Les prix des carburants vont-ils flamber ?
Les prix des carburants vont-ils flamber ? © AFP / Hugo Passarello Luna / Hans Lucas

À question simple, réponse simple. Le premier élément est que les prix des carburants sont déjà, ces dernières semaines, sur une pente ascendante et beaucoup d’automobilistes l’ont remarqué. Selon les chiffres officiels publiés hier soir, le litre de gazole cotait la semaine dernière à plus de 1,48 €, le sans-plomb 95 lui à 1,54 €. 

Dans les deux cas, c’est un niveau supérieur à ce qu’il était au début du mouvement des gilets jaunes, en novembre 2018. 

Bien sûr, il y a une différence clé, les automobilistes en région s’étaient révoltés contre la hausse des taxes prévue pour le 1er janvier 2019, et qui a été annulée. 

Les prix sont déjà hauts. Vont-ils monter encore ? 

Sauf guerre, ce n’est pas le plus probable. Vous allez me dire : et le blocage des raffineries à partir d’aujourd’hui ? Et les tensions au Moyen-Orient ? 

C’est vrai, mais il faudrait un blocage vraiment conséquent en France pour que les prix à la pompe grimpent, et sur les marchés internationaux le cours du pétrole n’explose pas. Depuis l'assassinat de Soleimani, le baril de Brent, à Londres, a grimpé de deux dollars, il tourne aux alentours de 68 dollars, très loin des 100 dollars que l’on a connus. 

Surtout, il faut avoir en tête que sur chaque litre de carburant, il y a un euro de taxes, le yoyo du pétrole ne représente pas tout, loin de là. 

Et la géopolitique ?

Il y a un élément qui a tout changé ces dernières années sur l’évolution des cours du pétrole : les Etats-Unis sont globalement auto-suffisants, ils ont peut-être même été exportateurs nets l’an dernier. 

C’est le pétrole de schiste qui a fait la révolution dans le secteur. 

Bref, Washington ne dépend plus du Moyen-Orient. L’Europe si, mais il y a une offre de pétrole suffisante. Alors, en cas de conflit militaire, les choses seraient différentes, mais conclusion : pour l’instant pas de panique

En réalité, si nos auditeurs veulent faire une bonne affaire en ce moment, ils ne doivent pas acheter et stocker du pétrole, mais de l’or. Une once d’or (31 grammes) vaut 1.600 dollars et çà c’est un record. La ruée ne se fait pas vers l’or noir, mais vers l’or doré.

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