Les détails du déconfinement seront connus à 16 heures. Le déconfinement économique se prépare aussi.

Sur l’économie, on a beaucoup parlé ces derniers jours du télétravail, des transports pour accéder aux usines et aux bureaux, de la réouverture des commerces, mais oui la politique économique est elle aussi en chantier. Alors résumons. Il y a un mois, on a eu les mesures pour geler les entreprises, en clair éviter les licenciements avec le chômage partiel et les faillites avec les prêts de trésorerie garantis. Eh bien, deux nouveaux rendez-vous sont maintenant fixés. Le premier, avant la mi-juin, ce sont des plans d’aide sectoriels. Pour l’automobile, l’aéronautique et le tourisme au sens large, trois secteurs durablement en panne. Une nouvelle prime à la conversion pour l’achat d’une voiture hybride ou électrifiée le 1er juillet paraît possible – je dirais même vraisemblable. Le second rendez-vous, ce sera un vrai plan de relance, fin août-début septembre, sur lequel travaille déjà Bruno Le Maire à Bercy. Et là, des idées émergent avec, par exemple, un dispositif plus ambitieux qu’aujourd’hui pour l’isolation thermique, et peut-être une baisse de l’impôt sur les sociétés. Mais la priorité numéro un sera le soutien à l’embauche des jeunes. Les jeunes ont joué le jeu du confinement pour protéger les plus âgés, il n’y a pas de raison qu’ils soient victimes du choc économique. Un allégement de cotisations sociales est évoqué. Il faut dire que la Commission européenne prévoit un taux de chômage au-dessus de 10% en France cette année.

Après le déconfinement …

… oui, ce sera le dégrisement et un sacré mal à la tête. Pendant des semaines, nous avons tous eu les yeux braqués sur les questions sanitaires. Sauf si une seconde vague du virus déferle, c’est l’économie qui va désormais nous préoccuper. Comme il l’a fait pour la Culture hier, Emmanuel Macron est prêt à ouvrir toutes grandes les vannes budgétaires qui sont de toutes façons naturellement ouvertes en France. Ces jours-ci, tous les professionnels -les lobbies dira-t-on- arrivent avec leur sébile à l’Elysée, Matignon et Bercy, en ressortant des cartons toutes les idées plus ou moins neuves. C’est inévitable et peut-être nécessaire. Mais quitte à jouer les radoteurs, on signale que, selon Bruxelles, la France affichera cette année un niveau de dépenses publiques proches de 63% du PIB, record national, européen, historique, mondial et peut-être galactique.

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