Les multinationales américaines commencent à rentrer dans le rang pour payer leurs impôts, on en a eu encore un exemple vendredi avec Facebook. Mais, peut-on vraiment y croire ?

Oui, disons qu’elles commencent. On connaît la façon dont Google, Starbucks, Apple et les autres jonglent avec les législations fiscales de chaque pays pour ne pas payer d’impôt ou presque. Ces derniers mois, les États, partout, se sont réveillés pour dire stop, ça suffit – et ils ont raison. On vient ainsi d'apprendre que Bercy réclame 1,6 milliard d’euros à Google rien qu’en France. Il y a quelques semaines, le fisc britannique a conclu un accord avec le moteur de recherche pour récupérer un peu d’argent. Eh bien vendredi Facebook a annoncé, parce qu’il a senti le vent du boulet, qu’il allait dorénavant payer des impôts au Royaume Uni au titre des recettes publicitaires qu’il réalise là-bas. Jusqu’à maintenant, tout partait en Irlande, aux Bermudes et aux Caïmans. C’est la technique du double irlandais. Rendez-vous compte: Facebook a payé en 2014 5.600 euros d’impôt à Londres ! Ce n’est qu’un début mais cela va continuer, on l’espère.

Vous pensez même qu’il faudrait aller plus loin.

Oui. Pour l’instant, ce sujet de la récupération des impôts des multinationales –pas seulement américaines occupe les États riches mais en panne de recettes fiscales. Mais il y a un autre enjeu. La technique des prix de transfert qui permet de délocaliser les impôts prive de recettes de toute évidence aussi les pays les plus pauvres, par exemple en Afrique, alors que ces pays en auraient besoin. Certains pays se débrouillent très bien, le Nigeria, l’Angola, etc. Mais les plus pauvres sont des victimes de ce point de vue. La relocalisation des impôts, la relocalisation fiscale, à Paris, Londres ou New York, c’est bien. A Dakar, Brazzaville où Dacca (Bangladesh), c’est tout aussi nécessaire.

Vous finissez avec une information de votre journal, Les Echos .

Le turc sera bientôt une des langues officielles de l’Europe, la 25ème, et il figurera peut-être aussi sur les billets en euro : ce sera une des conséquences originales de la réunification en cours de l’île de Chypre qui est actuellement partagée entre une partie grecque et une autre turque.

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.