Vous nous apprenez ce matin que l’État attend, pour 2017, des recettes en hausse de 25 % des radars qui flashent pour excès de vitesse.

 Pour 2017, le gouvernement attend 1Mds d'€ des amendes radars
Pour 2017, le gouvernement attend 1Mds d'€ des amendes radars © Maxppp / Philippe Trias

Exactement, c’est ce qu’un confrère des Echos a déniché dans un rapport budgétaire publié hier. Pour l’an prochain, le gouvernement attend un milliard d’euros des amendes radars. Ce produit était assez stable depuis quelques années, il repartira spectaculairement à la hausse parce que le nombre de radars va augmenter sensiblement jusqu’en 2018. Je vous donne un autre chiffre qui figure aussi dans ce document, chiffre qui n’est pas connu : huit millions d’automobilistes ont reçu ou vont recevoir cette année une lettre leur annonçant un retrait de un ou plusieurs points sur leur permis. Et bien sûr, à partir de là, l’interrogation est : est-ce devenu du racket ou est-ce légitime ? Un certain nombre de Français estiment que c’est devenu un moyen facile pour l’État de faire ses fins de mois et que les radars ne constituent qu’une des explications des progrès de la sécurité routière. La qualité des freins, des airbags, des systèmes de direction et des carrosseries compte tout autant. La question se pose peut-on penser avec plus d’acuité qu’il y a trois ou quatre ans, ne serait-ce que parce le nombre de décès et de blessés ne recule plus ou presque. La légitimité des amendes est directement liée aux résultats obtenus. Est-ce dès lors la bonne méthode de continuer à serrer la vis ?

Mais en sens inverse, on peut se dire...

Que le « coût » ou la perte causée par les 3.500 morts et 71.000 blessés de la route des douze derniers mois seront toujours supérieurs au prix des amendes. Et que le lien entre vitesse et accident est cent fois prouvé – même si chacun râle. Une précision : la recette des radars augmente aussi parce que les véhicules étrangers sont désormais taxés et poursuivis.

Donc, un système encore légitime, mais qui se heurte à forte partie.

La course est engagée entre le déploiement des infrastructures publiques de sanction de la vitesse et les applications privées sur smartphone qui les détectent, les signalent et partagent les informations entre automobilistes. C’est une course sans fin, idiote, et détestable parce que évidemment -quitte à être ridicule en le disant-, le meilleur moyen de ne pas payer d’amende est de respecter les limitations.

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