Ce matin : la crise grecque qui fait baisser les prix du pétrole.

Oui, il y a cette crise grecque qui n’en finit pas, qui rebondit d’heure en heure, cette succession de coups de théâtre, de documents promis par le gouvernement grec qui n’arrivent pas, ces chefs d’Etat de toute l’Europe qui se déplacent en cortège et s'attroupent tous les deux jours à Bruxelles pour des sommets à chaque fois de la dernière chance et qui sont presque (avouons-le), ces chefs d’état, ridiculisés. Il y a aussi le peuple grec qui ne peut tirer que 60 euros par jour dans ses banques. Bref, cela se finira peut-être par un ultime rafistolage, pardon un compromis, mais c’est la crise. Mais voilà, elle a un autre effet, cette crise : la baisse des prix du pétrole sur les marchés internationaux. Le baril de brut a perdu près de 8% lundi, après les résultats du référendum et il s’est stabilisé hier autour de 52 dollars. Depuis le mois de mai, le repli est de pas loin de 20%. C’est paradoxal de le dire, ce n’est ni organisé ni voulu : mais ce pétrole moins cher, c’est bon pour la croissance européenne et française !

Bon, mais la Grèce n’est pas la seule cause du repli du pétrole...

Non, effectivement, il se passe d’autres choses dans le monde qui passent totalement inaperçues et qui ne le devraient pas. Les marchés financiers d’une manière générale et les marchés des matières premières en particulier regardent d’autres éléments : la Bourse de Shanghai a perdu 30% en quelques semaines et cela affole les dirigeants chinois qui savent qu’il y a plus de boursicoteurs en Chine (90 millions) que de membres du parti communiste ! Cela inquiète le monde entier. Il y a les pourparlers sur le nucléaire iranien qui permettront le retour de Téhéran comme producteur de pétrole, et donc, plus production, c’est des prix plus bas. Et il y a les Américains qui produisent énormément de pétrole de schiste. Voilà pourquoi le pétrole, qui avait plongé depuis un an puis s’être un peu redressé, a rechuté aujourd’hui.

Au-delà de la géo- macro-économie, le mouvement sur le pétrole va-t-il continuer et qu’est-ce que ça change pour nos départs en vacances en voiture ?!

Autour de 50 dollars, on a peut-être atteint un plancher, mais franchement on n’en sait rien – et cela peut au contraire remonter ! Pour les carburants, maintenant. La semaine dernière, en moyenne, le gazole était vendu à 1,19 euro et le sans plomb 95 à 1,42, effectivement en baisse par rapport aux semaines précédentes. Ces prix, sont-ils bas ? C’est 12 centimes de moins qu’il y a un an, au moment des vacances précédentes. Douze centimes gagnés en un an seulement, me direz-vous, ce n’est pas beaucoup, alors qu’on entend tout le monde s’esbaudir de la baisse du prix du pétrole ? Eh oui, parce que la baisse de ... l’euro a joué en sens contraire. On n’est jamais content.

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