Que disent les milieux économiques sur la 1ère année du quinquennat ?

Ils sont heu-reux ! Quand on parle aux chefs d’entreprise, c’est l’énergie qu’ils saluent en priorité chez Emmanuel Macron, bien avant le contenu des réformes. C’est la mise en œuvre du programme, la rapidité de l’action et le fait de tenir bon sur les réformes face aux contestations. Sur ce point, le jugement d’une partie des Français (pas tous bien sûr) peut rejoindre celui des milieux économiques. Second point que ces derniers évoquent, c’est l’amélioration du regard de l’étranger sur la France. Et là évidemment, il y a une différence majeure avec les Français qui ne sont pas concernés par ce que pensent les investisseurs internationaux, certains s’en moquent carrément et c'est compréhensible. Enfin, le fond des réformes est approuvé, mais pas dans n’importe quel ordre. Du côté des entreprises, la simplification du droit social et de la formation professionnelle ont je crois tous les suffrages. Du côté des entrepreneurs en tant que personnes physiques, c’est la transformation de l’ISF et de la taxation du capital qui vire en tête. Au total, l’idée générale est que la France s’aligne sur ce qui existe dans les pays voisins, et c’est vrai que c’est plutôt libéral, mais c’est l’environnement concurrentiel des entreprises et ceci explique cela. Naturellement, il y a des déceptions, sur la fiscalité des entreprises et les dépenses publiques, qui ne diminuent pas. Mais quand même, le bilan est jugé globalement positif.

Ce satisfecit global, c’est bon pour le président ?

Il vaut mieux avoir les entreprises, qui créent les emplois, avec soi que contre soi. Mais ce n’est pas une garantie de succès. Il y a longtemps, un Premier ministre a recueilli autant de lauriers des milieux économiques -j’étais jeune journaliste-, il s’appelait Edouard Balladur. Et en 1995, il s’est planté magistralement à la présidentielle. Bon, l’homme Macron n’est pas l’homme Balladur, qui est un vrai conservateur. La conjoncture économique est correcte alors que le monde était en récession il y a 25 ans. Mais la leçon est que l’économie fait rarement la popularité !

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