Le gouvernement va annoncer de nouvelles mesures sanitaires qui ont un impact économique : de nouvelles villes vont être touchées par des fermetures de bars.

Les décisions seront annoncées ce soir par Olivier Véran et la liste des métropoles qui vont passer en alerte maximale va s’allonger : après Marseille, Paris et la petite couronne, quatre villes sont sur la sellette : Lille, Lyon, Grenoble et Saint-Etienne. 

Des concertations locales auront lieu sur les modalités d’application mais il faut dire que la situation globale n’est pas rose. Plus de 18.000 cas de Covid hier, avec surtout – c’est frappant- des courbes de contaminations et d’hospitalisations parallèles : le mythe d’une maladie sans malades s’effondre. Et il est impressionnant de voir que les prévisions des experts modélisateurs sur l’évolution de l’épidémie se révèlent exactes jusqu’à maintenant. Si elles continuent d’être exactes, le 1er novembre (c’est demain), le nombre de Franciliens en réanimation sera déjà proche de la moitié du pic atteint début avril. 

Mais la vraie nouveauté de ce soir est que Bruno Le Maire, le ministre de Bercy, sera à côté du ministre de la Santé, une demande de Jean Castex. Il sera chargé d’indiquer en même temps que les mesures sanitaires les mesures de compensation aux professionnels, et pas seulement celles des restaurateurs.

L’Etat va encore muscler ses aides.

Aujourd’hui, seules les entreprises de moins de 20 salariés ont accès au Fonds de solidarité, qui fait des chèques de 1.500 à 10.000 euros. Ce seuil de 20 salariés va être remonté et la baisse constatée du chiffre d’affaires pour y avoir droit ne sera plus obligatoirement de 80% - ce sera moins. Par ailleurs, des professions nouvelles seront aidées, comme les fleuristes, les photographes, les graphistes, entre autres. 

On parle énormément des restaurants mais bien d’autres secteurs sont à l’arrêt ou presque. Je parlais des fleuristes : ils réalisent les deux tiers de leur activité au printemps, c’est compliqué. On sait aussi que le taux d’occupation des hôtels a péniblement atteint 44% en septembre, contre 77% l’an dernier. Dans les hôtels haut de gamme, seule une chambre sur quatre est occupée. Nous ne pensons pas spontanément à plaindre les palaces, mais c’est un pan d’une activité phare de Paris qui est en panne.

L'équipe
  • Dominique SeuxDirecteur délégué de la rédaction des Echos et éditorialiste à France Inter
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