Pourquoi le réseau social Twitter est un échec

Twitter, c’est ce réseau social qui permet de partager des messages de 140 caractères avec ceux qui vous suivent (les followers) et d’y joindre des photos, des liens vers des articles, des vidéos etc. Chacun sait que Donald Trump en est un utilisateur compulsif. Et oui, c’est un échec financier : hier, on a appris que l’entreprise américaine avait perdu autour de 460 millions de dollars depuis un an, et 2,5 milliards depuis sa création il y a dix ans. Son problème est aussi que le nombre d’utilisateurs, l’audience, ne progresse plus du tout : autour de 300 millions dans le monde, six fois moins que Facebook. Donc, pourquoi cela ne marche-t-il pas alors qu’autour de cette table, vous Marc, vous Charline, vous Frédéric, vous Ali, des célébrités, êtes actifs sur Twitter ? Justement, pour cette raison. Twitter ne séduit pas le grand public. Les responsables politiques, les people, les passionnés d’actualité, de débat, les journalistes, y sont parce que cela assure une forte visibilité. Mais pour le reste du monde, le réseau apparaît trop austère, trop ouvert, à l’inverse de Facebook, qui est plus personnel et privé. C’est simple : La plupart des gens veulent être en contact avec à des amis, pas avec des inconnus. Ici, on a du mal à le croire mais c’est ainsi.

Et pourquoi un échec économique ?

Pas assez d’utilisateurs, donc pas assez de recettes publicitaires. Les données publiées dans les tweets sont moins personnelles que sur Facebook, donc, moins juteuses pour les annonceurs qui ciblent leur publicité. Les annonceurs ont toujours eu un doute : quel est l’impact marketing et commercial des contenus du réseau ? La contradiction que n’a pas réussi à résoudre Twitter, c’est de tirer parti de l’explosion de la publicité sur mobile sans lasser ses utilisateurs en se montrant trop intrusif. Google et d’autres géants californiens ont renoncé à racheter Twitter. Ce réseau disparaîtra-t-il ? Peut-être, quand les actionnaires historiques auront englouti tout leur investissement de départ. Au total, c’est une leçon que les médias doivent méditer : avoir de l’influence, comme Twitter, est une chose, mais à un moment ou à un autre, il est difficile de survivre sans modèle économique cohérent.

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