Les portes qui claquent à la conférence sociale, l’économie qui reste morose : vous avez interrogé les visiteurs de François Hollande pour savoir ce que, lui, il pense de tout çà. La conclusion : il affiche son optimisme, il veut y croire.

Alors que Manuel Valls fête ses 100 jours à Matignon, le président prépare, lui, son intervention du 14 juillet. Du coup, il rode son discours devant les parlementaires, ministres ou autres. Sur l’économie, il évitera les phrases imprudentes des années précédentes, la reprise est là ou le retournement, c’est maintenant. Mais il veut y croire, cela finira bien par aller mieux. La croissance sera sous les 1% cette année, mais elle serait comprise entre 1,2 et 1,5% l’an prochain. C'est modeste, mais mieux ! Le président a ses explications bien à lui. Le premier trimestre 2014 ne pouvait être bon à cause des municipales qui ont tout gelé ; le second a été morose à cause des ponts de mai ; le troisième sera meilleur grâce à l’effet dynamisant de la Coupe du Monde et parce que l’exécutif tient la barre face aux conflits sociaux.

Mais il estime que c’est maintenant que tout se joue .Oui. Les entreprises ont reçu les chèques du crédit d’impôt compétitivité et les textes importants ont été votés, Pacte de responsabilité, baisses d’impôts pour les ménages très modestes, allégements de charges pour les entreprises. Tout est donc en place, juge le président, pour que le choc psychologique de confiance se produise cet été ou à la rentrée. C'est vrai que beaucoup a été fait.

Cela étant, le moral des ménages dépendra de leurs feuilles d’impôt. C’est ce qui avait plombé la rentrée 2014. Le fameux ras le bol. Le gouvernement prépare donc une nouvelle baisse d’impôt sur le revenu pour les classes moyennes. Trois millions de ménages sont concernés par ce qui a été voté ces derniers jours ; L’Elysée évoque le chiffre de deux millions en plus dans le budget 2015, soit cinq millions au total. Mais c’est encore prématuré tant sur le montant que sur la façon de faire : réduction d’impôt, révision des tranches du barème, augmentation de la décote : tout est possible. Le problème est que la notion de classe moyenne est vague. Le gouvernement considère que ce sont les contribuables qui gagnent jusqu’à 1,5, 1,6 voire deux smic. Mais une bonne partie de ceux qui sont au-dessus se voient aussi eux dans les classes moyennes – et pour eux, c’est clair la note sera salée en septembre et le restera jusqu’en 2017.

Toujours pour décoincer l’économie, François Hollande veut des simplifications et est prêt au combat contre les rentes. Sur les seuils sociaux qui gênent les PME, c’est oui au toilettage – si des contreparties sont négociées. Sur le logement, il exige un allégement des contraintes - y compris de Ségolène Royal sur la transition énergétique. Sur les professions réglementées, il veut que le tarif des notaires baisse. Montebourg va d’ailleurs en parler aujourd’hui.Vous parliez des 100 jours de Valls, qu’en dit le président à ses visiteurs ?Que du bien. Mais on sent que s’il y a de la cohésion, il y a aussi, entre eux, de la compétition.

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