La France perd une place dans le classement mondial de la puissance économique.

Elle était la sixième précédemment, elle a été dépassée l’an dernier par l’Inde, pour la première fois. Bien sûr, le PIB est exprimé en dollar, les classements dépendent des variations du dollar, de l’euro, de la roupie (pour l’Inde) ou de la livre (pour le Royaume-Uni). Mais c’est une étape. Le classement mondial est le suivant : Etats-Unis (loin devant, avec un PIB de 19 400 milliards de dollars), puis la Chine (12 000 milliards), puis le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Inde et la France (autour de 2 600 milliards), avant le Brésil, l’Italie, le Canada, la Russie puis la Corée.

Notons que Londres, Paris et New Delhi arrivent dans un mouchoir de poche. Mais pour information, notons que le PIB allemand est 42 % supérieur au français alors que la population allemande est supérieure de seulement 23 %. Si nous étions à la veille du bac en série économique, je vous aurais donné le PIB mondial, 81 000 milliards de dollars. Mais le bac est passé. Revenons à l’essentiel : cette septième place, c’est encore très bien quand on pèse 1 % de la population mondiale et 0,45 % de la surface du globe.    

Etre dépassé par l’Inde, c’est surtout logique

L’Inde compte plus de 1 milliard d’habitants, il est normal et moral que sa puissance économique progresse. Même si quand on regarde les produits intérieurs bruts par habitant, elle est encore très loin de notre niveau de vie. On ne parle pas, là, du bonheur, mais de richesse économique. Au fond, les pays émergents nous rattrapent peu à peu, la Chine pourrait devenir la première économie d’ici dix ans.

Si on analyse, la puissance économique redevient liée à la démographie et à la surface des pays. Pendant les XIX et XXe siècles, des petits pays numériquement (européens, américain) ont dominé le monde. Cette parenthèse se referme petit à petit parce que chaque habitant de la planète accède au savoir et au monde. Taille et puissance se re-corrèlent. Conclusion ? C'est la raison d’être de l’Europe.

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