Ce matin : le nombre d’étudiants n’en finit pas d’augmenter en France et cela va continuer.

C’est une note du ministère de l’enseignement supérieur passée jusqu’à alors inaperçue et relevée par ma consoeur des Echos Marie-Christine Corbier qui le dit : l’enseignement supérieur pousse chaque année un peu plus les murs pour accueillir davantage d’étudiants et ce sera particulièrement le cas aux prochaines rentrées. On attend 65.000 étudiants supplémentaires en septembre 2018, et encore 55.000 de plus un an plus tard. C’est considérable et c’est une surprise. C’est la conséquence directe du boom des naissances du tournant du millénaire, ces bébés ont grandi, ils passent le Bac cette année, sans d’ailleurs que l’on n’ait jamais très bien expliqué la raison de cet enthousiasme nataliste de l’époque. Bon, cela veut dire qu’il va falloir trouver des places qui n’existent pas aujourd’hui. Maintenant, si on prend un peu de recul, la progression du nombre d’étudiants en France est vraiment spectaculaire. A la rentrée, les experts en attendent 2,7 millions, 400.000 de plus qu’en 2010 et quatre fois plus qu’en 1968. Au cours des dix prochaines années, ça montera encore mais moins vite. La démographie n’est pas seul en cause : la part des jeunes qui continuent leurs études poursuit sa hausse. Bref, la massification de l’enseignement supérieur, ou sa démocratisation, on en parlé en 1968, c’est aujourd’hui qu’elle se poursuit.

Voilà pour les éléments chiffrés. Avec quelles conséquences ?

Le 1er point d’analyse est que l’on parle beaucoup du vieillissement de la population française, des difficultés qui en découlent, on voit qu’il y a un dynamisme de la jeunesse qui se forme. Tant mieux. La deuxième remarque est financière. Les gouvernements précédents ont clairement mal anticipé ce boom démographique dans le supérieur. L’actuel devra annoncer en juin des moyens nouveaux. Dernier point : on verra si la réforme Parcoursup fait évoluer, grâce à une information sur les taux de réussite et sur les perspectives d’emploi, grâce aussi à la semi forme de sélection, les taux de réussite dans les filières. Afin d’éviter que trop d’étudiants perdent trop de temps dans des voies sans issue ou qui ne leur conviennent pas. Plus d’étudiants, bien sûr, mais plus d’étudiants qui trouvent leur place plus tard dans la société, notamment en emplois.

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