Ce matin, vous nous racontez une petite histoire américaine… !

C’est l’histoire de quelqu’un qui s’appelle Carl Icahn, qui est un célèbre financier de Wall Street, on dit là-bas qu’il est activiste d’un hedge fund, un fonds d’investissement qui prend des risques. Deuxième caractéristique, sa fortune personnelle est estimée à 16 milliards de dollars. C’est aussi un ami de Donald Trump, à tel point qu’il figurait dans le cercle qui a fêté la victoire avec lui dans la nuit de mardi à mercredi. Quelle chance ! Eh bien, Carl Icahn s’est éclipsé vers minuit parce qu’il a senti le bon coup financier à faire avant que les résultats électoraux définitifs soient connus. Il est parti miser un milliard de dollars sur l’indice de Wall Street en pariant qu’il allait remonter après un moment de flottement. Gagné ! En quelques heures, son portefeuille a gagné 700 millions de dollars. Voilà une nuit efficace, non ?

Alors, pourquoi est-ce que vous nous racontez cela ?

D’abord parce que si cela était arrivé en France, vous imaginez ce qui aurait été dit sur un candidat qui a des amis milliardaires qui cherche à gagner de l’argent avec les élections. Aux Etats-Unis, pas de problème. Mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel est qu’on voit que Donald Trump, élu pour, sur le plan économique, aider les classes moyennes en difficulté, est entouré de gens très proches de Wall Street. Deux noms circulaient hier pour occuper le poste de secrétaire au Trésor, ministre des Finances : Steven Mnuchin, un ancien banquier de Goldman Sachs (çà vous dit quelque chose ?) et Jamie Dimon, le patron de JP Morgan, une autre banque d’affaires. Bon, rien n’est décidé, cela changera dix fois d’ici janvier, mais on voit que Trump n’est pas l’ennemi de la finance.

Beaucoup de monde croit que le pragmatisme va s’imposer.

Oui, c’est l’idée du gigantesque plan de relance keynésienne pour restaurer les ponts, les routes, les chemins de fer etc. qui rassure les milieux économiques depuis 24 heures. C’est ce qu’avait proposé Obama en 2009, que les Républicains lui ont refusé. Là, Trump obtiendrait leur soutien en échange de baisse d’impôts pour les plus riches. Manifestement, il y a encore du monde pour croire aux miracles.

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