Le gouvernement prépare un nouveau collectif budgétaire, des plans de soutien sectoriels, un plan pour l'hôpital et certaines voix réfléchissent à l'idée d'une conférence sur les bas salaires.

Focus sur les plans de soutien à l'économie
Focus sur les plans de soutien à l'économie © Getty / Somyot Techapuwapat / EyeEm

Une première étape, celle de la reprise du travail, a eu lieu hier et s’est bien passée – avec certes de l’amertume pour les secteurs qui ont dû rester fermés et pour les chômeurs partiels qui n’ont pas repris le travail. Mais tout le monde sait qu’après deux mois en apesanteur, avec des revenus et des trésoreries sous perfusion, le plus dur arrive, pour l’emploi notamment. 

Pendant ces deux mois, l’Etat a été présent et un hommage doit être rendu aux fonctionnaires du ministère du travail (la direction générale de l'Emploi) et de Bercy, qui ont -allez on va le dire comme cela- bossé comme des brutes pour mettre en place l’activité partielle et les reports de charges fiscales ou sociales. 

Les salariés des banques qui ont accordés à une vitesse record pour 63 milliards d’euros de prêts d’urgence garantis par l’Etat à 400 000 entreprises méritent le même hommage. 

On peut y ajouter un hommage pour d'autres professions, comme les experts-comptables ...

Et alors, la suite ? Le calendrier s’esquisse

D’ici peu, il y a aura un troisième budget rectificatif  puis : 

d’ici un mois, des plans d’urgence pour le tourisme, le secteur événementiel, l’hôtellerie-restauration et l’automobile. 

  1. En juillet, plan pour l’hôpital, 

  2. juste à la rentrée, une conférence salariale pour les petits salaires. 

Cette dernière idée séduit l’entourage politique d’Emmanuel Macron, mais la question est quand même de savoir quoi mettre dedans de concret sans dégrader les comptes des entreprises. Elle n'est donc pas actée.

A la rentrée toujours, l’emploi des jeunes sera prioritaire, avec des allègements de cotisations sociales et aides à l’apprentissage. Sans oublier un vrai plan de relance que Paris espère faire financer par l’Europe. 

Autant dire que le portefeuille de l’Etat est ouvert pour un bout de temps.

Mais tout ne se fera pas sans contrepartie.

Bruno Le Maire a redit hier que les aides au secteur automobile feront l’objet d’un donnant-donnant, avec des relocalisations d’usines. En réalité, l’idée n’est pas de faire revenir la production des Clio et Peugeot 208. C’est de localiser en France la fabrication et l’assemblage de voitures électriques. Emmanuel Macron a bien l’intention de s’engager vite sur la décarbonation de l’économie. 

Au-delà, y aura-t-il un donnant-donnant fiscal ? Un signal intéressant à noter : Raymond Soubie, ancien conseiller social de… Nicolas Sarkozy, explique ce matin dans une interview que le gouvernement aura du mal à échapper à une taxation des plus aisés

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