La bonne nouvelle de la hausse du nombre de chercheurs en entreprise.

Deux scientifiques en laboratoire
Deux scientifiques en laboratoire © Getty / Tom Werner

Oui, on en a besoin de bonnes nouvelles. L’association nationale recherche et technologie, qui rassemble les entreprises qui investissent beaucoup dans la recherche et des institutions publiques, cette association a publié hier des données qui montrent que le nombre de chercheurs en entreprise a doublé depuis quinze ans. On parle des dizaines de milliers d’ingénieurs, des doctorants qui travaillent chez PSA Peugeot Citroën, Valéo, L’Oréal, Michelin, les groupes de télécoms, mais aussi des milliers de PME. On a besoin de recherche fondamentale dans les universités et au CNRS -c’est ce que récompensent les Prix Nobel et ce sont les articles publiés dans les revues scientifiques-, on a besoin de recherche privée, appliquée.

Il y a une raison pour cette amélioration.

Oui, c’est le succès du Crédit d’impôt recherche, cette aide fiscale aux entreprises qui existe depuis longtemps et qui représente plus de 5 milliards d’euros, c’est considérable. L’association dont je parlais à l’instant indique que grâce au CIR, le « coût » d’un chercheur est moins élevé aujourd’hui en France qu’au Royaume-uni et en Allemagne. Le CIR permet de déduire un tiers des dépenses de recherche. Ce qui est sûr, c’est que Facebook, Google, Microsoft, Intel, Cisco ont installé des centres de recherche ici parce que les ingénieurs sont bons mais aussi parce que ce mécanisme fiscal existe. Et les grandes entreprises françaises ont maintenu la plupart du temps leurs centres de recherche ici comme Sanofi ou Alstom. C’est un des rares dispositifs que la droite et la gauche maintienne intact d’alternance en alternance.

Ce crédit d’impôt est parfois contesté.

Il y a sans doute eu des cas limite, parce qu'il est difficile de savoir exactement ce qu'est une dépense de recherche. Mentionnons aussi que la Cour des Comptes exprime des réserves – et on les cite bien sûr puisqu’on a parlé hier de ce que dit la Cour des comptes sur les collectivités locales. Les chercheurs publics lorgnent aussi sur cette manne fiscale. Au total, l’ampleur du mécanisme, qui concerne une vingtaine de milliers d’entreprises, justifie donc des contrôles. Mais il y a suffisamment d’interrogations sur les politiques fiscales pour ne pas saluer ce qui marche.

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