Donald Trump, c’est pour l’instant Wall Street qui en parle le mieux.

Oui, il y a encore beaucoup d’incertitudes sur le programme du président-élu. Ce serait tout à fait normal s’il s’agissait seulement de clarifier des points précis dans les deux mois qui restent avant l’installation effective dans le bureau Ovale. C’est moins normal quand il s’agit, comme c’est le cas, de flottements à cause d’un projet qui part dans tous les sens. On en est donc réduit à regarder les marchés financiers et les mouvements sur les valeurs boursières en fonction des intentions prêtées à la nouvelle administration républicaine. Ce qui monte, ce sont les cours des entreprises concernées par le plan de relance des infrastructures. Caterpillar, le champion des matériels de chantier : + 10 %. Le suisse Lafarge-Holcim, qui fabrique du ciment, a grimpé aussi. On parle de 67.000 ponts à refaire. Les investisseurs s’attendent à de bonnes nouvelles aussi pour les secteurs pétroliers et des médicaments : dans les 2 cas, des contraintes réglementaires pourraient être levées. A noter que Facebook et Amazon ont été sanctionnés en bourse, on ne sait pas si c’est parce que la Californie a voté Clinton. Ils sont punis.

Mais un autre secteur voit l’avenir en rose.

Exactement, ce sont les banques, dont les cours se sont envolés depuis l’élection. Je vois Charline qui se demande et me demande : mais pourquoi donc ? Eh bien, parce que l’équipe de transition a mis en ligne des indications selon lesquelles les régulations du secteur financier seraient allégées. Il s’agit de la loi Dodd-Franck, votée en 2010 après la crise financière d’origine américaine qui a mis le monde par terre. Champagne pour les banques de dépôt et d’affaires, Wells Fargo, JP Morgan etc, qui vont retrouver de l’air. Évidemment, les électeurs républicains n’avaient pas forcément vu cela. Les élites et les médias l’avaient vu et dit, mais au piquet bien sûr les élites, pour éviter un mot américain grossier qui commence par f !

Une autre conséquence sur les marchés ?

Les taux d’intérêt sur les obligations sont remontés un peu, partout. Pourquoi (se demande Charline) ? Parce que plan de relance + baisse d’impôts = déficit qui se creuse et de l’argent à trouver. Conclusion : ceux qui veulent faire un emprunt immobilier là-bas et ici doivent se dépêcher.

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