Ce matin : les progrès techniques et économiques de l’énergie solaire.

Des progrès qui montrent que le progrès scientifique peut être une des réponses à la question du climat et du réchauffement. Hier, une grande entreprise de BTP (bâtiment travaux publics), Colas, a présenté un projet assez révolutionnaire : la route solaire. On connaissait l’autoroute du soleil, voici la route solaire ! Il s’agit d’une route photovoltaïque, qui crée de l’électricité par sa simple exposition au soleil. L’innovation, c’est un revêtement qu’on pose sur les routes et les parkings existants, capable de supporter la circulation des véhicules, y compris les poids lourds. Un kilomètre de route pourrait éclairer une ville de 5.000 habitants, selon l’entreprise - mais là j’imagine qu’il y a matière à discussion. L'idée est excellente, c’est une première mondiale, reste la question du coût d'un tel équipement. Ce sera vendu dès janvier. Cette idée (on verra ce que cela donnera), braque en tous cas les feux sur les progrès techniques de l’énergie solaire, qui devient aussi -c’est la seconde information- compétitive sur le plan économique . Le prix de vente par les industriels ne cesse de descendre. Les grandes centrales au sol peuvent sortir un mégawattheure entre 70 et 90 euros. C’est infiniment plus bas qu’il y a quelques années grâce à la chute des prix des panneaux, souvent chinois, qui ont plongé de 80%. A ce prix-là, le solaire est plus cher, deux fois plus cher à peu près, que le nucléaire historique, les centrales anciennes, construites il y a longtemps et amorties. Il est donc subventionné. Mais il n’est pas plus cher que les centrales récentes ou en construction. En fait, partout dans le monde, le solaire progresse. Mais attention à ne pas s’emballer quand même : l’an dernier, il n’a représenté que 1% de la production d’électricité en France.

Vous douchez l’enthousiasme sur les énergies renouvelables ?

Non. Cela progresse et il le faut. Mais pensez quand même que la Chine a ouvert l’an dernier 46 centrales à charbon et cette année devrait inaugurer une centrale nucléaire toute les six semaines. En France, ce qui est rageant, c’est la lenteur des choses. Rendez-vous compte : le projet d’éolien en mer, l’idée a été lancée en 2007, l’appel d’offres date de 2011 et la mise en service est prévue pour 2020, à cause des délais, des recours. Ce n’est pas très compétitif.

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