Ce matin, on parle d'une bataille entre les puissantes banques de Wall Street et les start-ups de la Silicon Valley.

Qu'est-ce qui est en jeu?

La jeunesse, ou plutôt les jeunes talents.

Pendant des décennies, Goldman Sachs, JP Morgan et les autres prestigieuses banques de New York ont attiré sans problème des milliers de jeunes diplômés venant des plus grandes universités, en leur promettant des carrières dorées.

Mais aujourd’hui, ces jeunes rêvent plutôt de la Silicon Valley et de ses icônes, comme Facebook. On peut y gagner autant d’argent, c’est à la fois plus cool et plus excitant d’y travailler, et les salariés y trouvent plus facilement du sens que dans la finance.

Comment réagit Wall Street ?

En sollicitant à prix d’or des coachs, des consultants qui donnent des recettes pour faire venir puis garder les moins de 35 ans, cette génération des « Millenials ». Les tarifs peuvent aller, tenez-vous bien, jusqu’à 20.000 dollars de l’heure.

Chez Goldman Sachs, les dirigeants se battent pour suivre une formation baptisée « Apprendre à manager des Millenials ».

Au Crédit Suisse, une spécialiste explique qu’il ne faut pas s’énerver quand les jeunes gardent leur casque sur les oreilles.

D’autres banques interdisent aux juniors de rester au bureau après minuit.

Chez JP Morgan, l’équipe de direction a même découvert lors d’un voyage en Californie qu’il existait d’autres habits de travail que le costume-cravate et le tailleur. Elle a envoyé un courriel à ses salariés pour les inciter à s’habiller plus décontracté.

Figurez-vous que son très élégant PDG, Jamie Dimon, n’hésite plus à s’afficher en polo.

Le problème se concentre-t-il à Wall Street ?

Non bien sûr, il est beaucoup plus répandu, y compris en France.

Beaucoup, beaucoup d’entreprises ont des difficultés avec leurs jeunes recrues.

On dit que la nouvelle génération est plus engagée, plus narcissique, plus ouverte, plus instable : je ne sais pas si c’est vrai mais chaque nouvelle génération est toujours différente de la précédente car elle n’a pas la même histoire.

Ce qui est nouveau en revanche avec les Millenials, c’est qu’ils sont nés dans le numérique, internet, le mobile, les réseaux sociaux. Ils nagent dedans comme des poissons dans l’eau, contrairement à leurs aînés.

Or le numérique est en train de changer complètement la façon dont les entreprises vendent, produisent, s’organisent.

Pour réussir dans cette nouvelle économie, les entreprises doivent non plus seulement attirer les jeunes talents, elles doivent aussi savoir leur donner du pouvoir. Sacré défi !

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