Une bonne nouvelle : les usines automobiles françaises ont tourné la page de la crise.

Le nombre de voitures sorties des usines installées en France est remonté en 2017 à un niveau inconnu depuis 2011. 2,2 millions ont été fabriquées ici, un demi-million de plus qu’au plus bas de 2013. 

Comment expliquer cette (petite) remontada ? Un accord de compétitivité conclu avec les syndicats, le CICE -le fameux allégement de cotisations sociales- mais surtout le fait que les deux constructeurs tricolores localisent en France l’assemblage des voitures haut de gamme, qui se sont vendent bien actuellement, les SUV Peugeot 3008 et 5008 tandis que Renault a récupéré la fabrication de la Micra de Nissan et que le modèle Trafic marche bien aussi. 

En clair, les deux groupes produisent en France ce qui dégage le plus de marge et dépend le moins des salaires. Les plus petits véhicules, eux, sont assemblés ailleurs, en Turquie et en Slovénie pour la Clio de Renault. Mais attention : deux millions de véhicules produits en France ; mais en Allemagne c'est entre 5 et 6 millions – malgré des usines des groupes allemands dans les pays de l’Est.

Pourquoi cette différence ?

L’explication principale tient à la gamme des voitures, plus haute en Allemagne. On pourrait parler du coût du travail, mais ce n’est plus vraiment le problème. Il faut mentionner aussi le fait que les Allemands achètent … allemand, c’est le peuple le plus nationaliste du monde sur ce plan. 

La conséquence est que cette bonne nouvelle française est conjoncturelle et qu’il ne faut du tout s’attendre hélas à ce que la production retrouve le niveau de 2005- quand on produisait 3 millions et demi de voitures sur notre sol ! 

Un petit nuage et une point d'attention viennent d'ailleurs d'arriver dans le ciel des constructeurs tricolores : ils ont appris ces dernières heures que le groupe Volkswagen a conclu un accord à 20 milliards d’euros pour s’approvisionner en batteries électriques (surtout coréennes et chinoises), ce qui va assécher le marché et montre les ambitions des Allemands dans ce domaine. Les conséquences de ce basculement électrique pour les usines françaises très diesel et essence sont encore inconnues.

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