Le cadre fiscal, pour les particuliers, du budget 2020 a été finalisé ce week-end.

Les impôts des ménages français
Les impôts des ménages français © Getty / PeopleImages

Les impôts pour les ménages seront allégés de 9,3 milliards d’euros l’an prochain, selon les informations des Echos, après avoir déjà diminué de 10 milliards cette année. 

Que retenir ? 

Une baisse de l’impôt sur le revenu de 5 milliards d’euros pour 17 millions de personnes, ceux qui sont en bas du barème. Grâce au prélèvement à la source, cette baisse se verra dès janvier, c’est la traduction concrète de la persévérance de Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, qui vous vous en souvenez, s’était battu comme un chien pour l’imposer. Ensuite, il y aura, à l’automne donc dans un an, la suppression totale de la taxe d’habitation pour 4 Français sur 5. Ce sera la troisième et dernière étape, de 3,7 milliards d’euros. Les autres 20%, plus aisés, devront attendre 2021, 2022 et 2023 – bon là, c’est une promesse de Gascon parce que ce sera après la prochaine présidentielle. 

Alors y-aura-t-il l’an prochain une hausse d’impôt ? 

Il y en aura une, sur la fiscalité du tabac. Les fumeurs paieront un demi-milliard d’euros de taxes en plus, le prix du paquet de cigarettes augmentera et le 1er avril et le 1er novembre, pour s’approcher des 10 euros. En revanche, du côté des carburants, rien n’est prévu cette fois-ci, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps – mais attention la destruction samedi de la 1/2 des installations pétrolières saoudiennes par des drones envoyés du Yémen fera peut-être flamber les prix à la pompe. 

Qui est gagnant, qui est perdant ?

En 2020, il n’y a pas de perdant en dehors des fumeurs. Si on regarde les trois 1ères années du quinquennat, la majorité des Français sortent gagnants – les seuls perdants avérés sont des retraités aisés. Ceux qui gagnent le plus sont les Français les moins aisés qui travaillent, les classes moyennes dans leur ensemble, et, de l’autre côté, les plus riches – ceux dont l’impôt sur la fortune a baissé ou disparu. En revanche, les contribuables aisés mais pas riches sont depuis dix ans les pigeons ou les dindons et c’est encore le cas pour l’instant sous ce quinquennat – sauf la baisse des cotisations sociales. 

Voilà des électeurs dont on ne peut pas dire qu’ils votent, quand ils votent Macron, pour leur propre intérêt.

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