Dans "l'édito éco de Dominique Seux", on en parle : dans les heures ou les jours qui viennent, il va y avoir un test important sur une des mesures phares de la loi Macron : le travail le dimanche.

Oui, pour être précis : le travail le dimanche dans un certain nombre de magasins parisiens - par exemple les grands magasins du boulevard Haussmann - mais pas seulement. Dans quelques villes touristiques qui accueillent beaucoup de touristes étrangers - commeCannes, Nice ou Deauville . C'est ce que la loi Macron appelle les zones touristiques internationales , où il est devenu normalement possible d'ouvrir 52 dimanches par an . Et la question, intéressante : Qui va l'emporter ? La loi Macron, votée par le Parlement, devenue donc le droit ; ou le refus de tous ceux qui restent opposés de toutes façons, quoi qu'il en soit, au travail le dimanche ? La réponse n'est pas évidente. Des discussions sont en cours depuis le mois de juin entre les entreprises du secteur et les syndicats et il y a un blocage. Hier, la CFDT a refusé les propositions qui ont faites par la branche professionnelle. Le conflit est aberrant, incompréhensible et même indécent, alors qu'il y a des milliers de créations d'emplois à la clé. Par exemple, pour servir les cars de Chinois qui débarquent à Paris sept jours sur sept, mais vont faire leur shopping à Londres quand ils trouvent porte close.

Qu'est-ce qui bloque ?

La loi Macron a donné la priorité au dialogue social en encadrant les discussions de façon stricte. Les entreprises ont mis sur la table des propositions qu'aucun salarié ne peut regarder avec mépris : un doublement (doublement) du salaire le dimanche, un plafond de 15 dimanches par an, cinq jours de repos compensateur (c'est-à-dire en plus), et - côté gadget là - une aide financière pour les gardes d'enfant et un pass Navigo (à Paris) mieux remboursé. Et c'est normal et ce n'est sans doute pas fini. Mais les syndicats ont-ils décidé de bloquer jusqu'au bout l'application de la loi ? En réalité, il faut le savoir, la plupart des enseignes envisagent de venir faire travailler le dimanche de nouveaux employés . Et là, l'argumentation d'un syndicat pour s'y opposer st à la limite du risible : il s'agira, dit FO , d'étudiants d'écoles de commerce et "travailler leur fera louper leurs examens " (sic). Avec ce type d'argument, on comprend que les syndicats attirent peu de monde.

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