françois hollande veut séduire les patrons étrangers
françois hollande veut séduire les patrons étrangers © reuters
**L’événement de la journée, c’est la tenue à l’Elysée du conseil stratégique de l’attractivité : François Hollande et Jean-Marc Ayrault vont dérouler le tapis rouge pour les investisseurs internationaux.** Le conseil stratégique de l’attractivité, c’est une instance qui compte une trentaine de très grands patrons venus du monde entier. Cette instance a été créée en 2004 par Jean-Pierre Raffarin, elle s’est réunie ensuite en 2007 et en 2011. La nouveauté, là, est que c’est la première fois qu’un président et un gouvernement socialiste vont se mettre à leur écoute pour entendre ce qu’ils ont à dire sur la France – ce qui va, ce qui ne va pas. Et on sait que la France a, ces derniers temps, une pente raide à remonter : l’image économique de notre pays, telle que ces grands patrons la découvrent dans le Wall Street Journal ou le Financial Times, (cette image) se résume souvent à la taxe à 75% sur les très hauts revenus, aux démêlés avec Arcelor-Mittal à Florange et à l’impression que nous nous mettons la tête dans le sable face aux défis de notre temps plutôt que les prendre à bras le corps. Tout le travail du gouvernement au cours de cette journée va être d’essayer de convaincre que la réalité est différente voire meilleure que l’image. **C’est une opération séduction à laquelle se livre le gouvernement ?** On peut dire cela comme cela. L’opération a commencé hier soir avec un dîner offert à Matignon par Jean-Marc Ayrault. Vingt six grands patrons ont eu droit à un filet de barbu et du sot-l'y-laisse – vous voyez je fais mon Philippe Lefébure, je donne le menu, sauf que je n’ai pas réussi à savoir quel vin a été servi ! Le premier ministre avait mis à sa table les patrons francophones, ceux de Nestlé, d’Intel (vous savez les puces), du gestionnaire d’actifs BlackRock et du groupe américain Mars (ce sont les marques Royal Canin, M&M’s, Freedent ou encore Uncle Ben’s). Il y avait aussi Klaus Schwab, le fondateur des Rencontres de Davos. Ils ont parlé de l’économie mondiale de façon fort courtoise - mais l’un d’entre eux a quand même glissé qu’il serait bon de réconcilier les Français avec la reconnaissance du succès. En réalité, c’est aujourd’hui qu’on parlera impôts, innovation, flexibilité... et qu’il y aura des annonces. **Qu’attendent les investisseurs internationaux ?** Ce qu’ils attendent, c’est pour l’essentiel la même chose que les Français ; les filiales françaises des groupes étrangers l’avaient d’ailleurs dit solennellement dans une tribune aux Echos en décembre. Ils aimeraient en premier lieu de la stabilité fiscale et règlementaire : c’est le point numéro un. Que la France s’arrête de changer tout, tout le temps ! Les impôts, les lois, les organisations, le climat général. Ensuite, il y a tel ou tel point précis, mais c’est l’essentiel. **François Hollande [dans la Silicon Valley la semaine dernière](http://www.franceinter.fr/depeche-hollande-vrp-de-la-start-up-republique-a-san-francisco-0), les patrons étrangers à l’Elysée aujourd’hui : c’est une opération reconquête !** Oui. Je peux vous dire que cela fait rêver les entreprises françaises qui attendent depuis un mois et trois jours -depuis la conférence de presse du 14 janvier – (qui attendent) le passage des paroles aux actes. ### **Aller plus loin :** **Le clip diffusé à l'intention des investisseurs étrangers : "Say oui to France" depuis octobre 2012 :**
**Le déclin des investissements directs étrangers en France, les chiffres :**
Conseil stratégique de l'attractivité
Conseil stratégique de l'attractivité © Radio France / IDE
## Les liens [Le blog de Dominique Seux](http://blogs.lesechos.fr/dominique-seux/dominique-seux-r59.html)
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