Sur le plan économique, sur quoi vont se prononcer les électeurs ?

Ils vont choisir entre des candidats qui proposent une vraie alternative avec la gauche au pouvoir, mais avec peu d’alternatives entre eux tous. Tous ils proposent de remonter l’âge de la retraite, tous ils annoncent une forte réduction du nombre de fonctionnaires, tous veulent revoir le code du travail et amplifier la baisse des prélèvements sur les entreprises. Avec des différences de curseurs, ce sont des projets libéraux, et le plus libéral est d’ailleurs sans doute celui de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui veut carrément la fin de la progressivité de l’impôt sur le revenu. S’il faut absolument pointer des différences, disons que Sarkozy promet un peu plus de sucré que les autres (baisse de l’impôt sur le revenu), Fillon est le plus poivré (plus d’efforts que de réconforts), celui de Juppé est juste salé. Au fond, ils font tous la même analyse. La situation économique n’est pas bonne -c’est vrai : taux de chômage en hausse au 3ème trimestre, à 10%, France qui affiche 1 des 3 moins bonnes croissances en Europe sur un an, avec la Lettonie et l’Italie. Elle n’est pas bonne et, jugent-ils, autant le monde anglo-saxon doit aller vers moins de libéralisme, autant la France, avec ses dépenses et ses impôts particulièrement élevés, doit être un peu plus libérale. C’est cela qui sera écrit sur les bulletins de vote dimanche.

C’est pour cela qu’aucun d’entre eux ne reprend les thèmes américains : moins de mondialisation et de libre-échange ?

C’est un point intéressant. A droite, dans cette primaire, il n’y a pas de souverainiste parmi les candidats les plus médiatisés. Henri Guaino, comme Philippe Séguin il y a longtemps, exprimait cette ligne. Là, tous pensent que la France gagne globalement à la mondialisation, ce qui n’empêche pas de durcir le ton vis-à-vis de la Chine par exemple.

Donc, un quasi consensus…

Sur l’économie, oui, bien différent de ce que l’on trouve à gauche y compris au Parti socialiste, entre Manuel Valls, François Hollande, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, qui n’ont absolument pas la même lecture du monde. Sans parler d’Emmanuel Macron. La conclusion ? A gauche, l’économie départagera les candidats. Pas à droite …. J’ai mis deux minutes à vous le dire, mais en réalité vous l’aviez déjà compris.

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