Ce matin : le terrible bilan caché du président Donald Trump.

Oui, quand on regarde les Etats-Unis et l’action de Donald Trump, il y a ce qui fait la Une des médias américains et du monde entier : la nomination d’un procureur fédéral pour enquêter sur ses rapports avec la Russie, le limogeage express du patron du FBI, éventuellement la réforme de l’Obamacare et le mur avec le Mexique. Mais il y a une autre action, plus souterraine et celle-là bien réelle qui est catastrophique pour le pays. Dans une quasi-discrétion, l’administration Trump dérégule et annule des textes par dizaines pour céder à des lobbies.

C’est officiellement au nom de l’emploi, mais il n’en est rien

Les exemples que je vais vous donner sont très parlants. Michele Obama avait édicté des contraintes pour que, dans les écoles, les repas servis aux élèves soient plus sains, avec moins de sel et de graisses, et plus de fruits et légumes. Eh bien, les fabricants de pizzas et de dogs ont eu sa peau : annulé. Jusqu’à maintenant, les déficients mentaux n’avaient pas le droit d’acheter des armes : annulé. Les opérateurs télécoms n’avaient pas le droit de vendre les données personnelles de leurs clients : annulé. Les entreprises pétrolières devaient déclarer leurs fuites de méthane aux autorités : annulé. Bref, ces lois ont toutes « sauté » en quelques semaines.

Et ce n’est pas fini

Non. Profitant d’une faille juridique, l’administration Trump pourrait annuler jusqu’à 800 textes, selon des experts ultra-libéraux. Pour que cela soit plus discret, la Maison-Blanche a fait supprimer le registre sur lequel était consigné le nom de ses visiteurs, avocats, lobbyistes. Parmi les projets en cours : supprimer les contraintes de réductions d’émissions polluantes imposées à l’industrie automobile.

On pourrait continuer longtemps

Et par exemple dire qu’un insecticide suspecté d’endommager le cerveau des fœtus a été remis en vente. A chaque fois, c’est la liberté qui est mise en avant, ou le coût de certains programmes. Alors, que conclure de tout cela ? Un : que ce président a promené ses électeurs quand il disait vouloir nettoyer Washington des lobbyistes.Deux : qu’il faut que nous, les médias, regardions la cour mais aussi l’arrière-cour pas très ragoutante de ce qui se passe et qu’il n’est pas certain que tout cela dure très longtemps.

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