Aujourd’hui, nous parlons musique, avec le classement des artistes mondiaux qui gagnent le plus d’argent. Un classement publié par "Billboard", qui porte sur les revenus gagnés aux Etats-Unis.

 Bono du groupe de rock U2 se produit à Bridgestone Arena le 26 mai 2018 à Nashville, dans le Tennessee
Bono du groupe de rock U2 se produit à Bridgestone Arena le 26 mai 2018 à Nashville, dans le Tennessee © AFP / Jason Kempin / Getty Images Amérique du Nord

Le numéro un est ce bon vieux U2, mené par Bono depuis plus de quarante ans : 54 millions de dollars engrangés l’an dernier.

Numéro deux, le chanteur de country Garth Brooks, moins connu de par chez nous, qui approche comme Bono la soixantaine et qui a encaissé presque autant. 

Le numéro trois, c’est Metallica, le groupe de heavy metal, fondé en 1981, qui a gagné 43 millions. 

Autrement dit, dans la musique, ce sont les papys qui raflent la mise.

Pourquoi l’âge est-il aussi payant ?

Parce que les concerts sont devenus de très loin la première source de revenus des chanteurs et des groupes : ils en font les quatre cinquièmes. 

Il y a vingt ans, les vedettes de la musique faisaient des tournées pour vendre leurs albums, qui leur rapportaient l’essentiel de leur argent. Aujourd’hui, c’est exactement l’inverse : ils vendent des CD pour pouvoir donner des concerts. 

Le live prend le pas sur la musique en boîte. 

Et les spectateurs qui ont assez d’argent pour pouvoir se payer des places de plus en plus chères, ce ne sont évidemment pas les étudiants, mais leurs parents, plus familiers de Bono et Metallica que de Drake ou Taylor Swift.  

Et la musique sur Internet ?

C’est bien sûr devenu le premier canal de diffusion de la musique. 

Les titres du rappeur canadien Drake ont par exemple été écoutés plus de 50 milliards de fois l’an dernier sur les plateformes de streaming, de flux comme on devrait dire en bon français, du genre Spotify ou Apple Music. Mais ça rapporte beaucoup, beaucoup moins que les bons gros concerts. 

Conclusion de l’histoire ? Alors que la musique avait été le premier secteur économique chamboulé par la révolution internet, c’est assez frappant de voir quinze ans plus tard que le canal qui profite le plus du changement, ce n’est pas le plus moderne, qui passe par le numérique, mais au contraire le plus ancien : la musique vivante. 

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