Vos conseils aux candidats au Bac qui plancheront demain matin sur l’épreuve de sciences économiques et sociales.

Demain à 8 heures, ce sera l’épreuve d’économie pour les candidats de la série ES (économique et sociale). Une épreuve de quatre ou cinq heures selon les spécialités, avec le coefficient le plus élevé de cette série. Les lycéens auront à choisir entre une dissertation ou une note de synthèse. On peut le leur dire : même s’ils en doutent ce matin, ils ont de la chance parce qu’ils ont dû passer une année formidable sur une matière, l’économie, passionnante. L’économie commence dès que deux personnes sont l’une en face de l’autre et rarement la planète économique a autant changé aussi vite. Mais cela veut aussi dire que c’est une matière compliquée : l’économie et le social ne sont pas des sciences exactes comme les maths ou la physique.

Cette épreuve, comment l’appréhender ?

Il faut être scolaire, on parle du Bac, pas du Nobel. A partir de là, parler d’économie, c’est trouver un équilibre entre la théorie et les faits. C’est vrai pour les lycéens et cela devrait l’être pour les politiques et les journalistes ! L’économie n’est pas un domaine où une vérité absolue existerait sur une page blanche mais un domaine où il faut regarder l’état réel de la situation et voir comment en tirer parti. Illustration de ce compromis inévitable avec une première question de cours : qui a raison, les économistes keynésiens ou classiques ? Réponse possible : à court terme, l’économie réagit à des stimuli keynésiens, mais à long terme fonctionne sur des schémas classiques d’offre et de demande. Seconde question : quel est le meilleur système, l’économie de marché ou administrée ? Réponse possible : le plus souvent, c’est le marché, la concurrence et la libéralisation font baisser les prix et poussent l’innovation ; mais l’Etat a un rôle clé pour les infrastructures ou les monopoles naturels comme l’électricité.

Quels sujets pourraient tomber ?

Aucune idée ! Je dirais simplement qu’en janvier le magazine L’Etudiant avait cité le thème des conflits et des mobilisations sociales et celui de l’intégration européenne. En revanche, je peux dire ce qui ne tombera pas ! Toute ressemblance avec l’actualité serait fortuite. Sujet 1 : Peut-on alourdir les impôts payés par les entreprises quand la situation des PME se dégrade ? Sujet 2 : avantages/inconvénients de taxer les hauts revenus : vous vous appuierez sur les propos contraires de David Cameron et de Yannick Noah. Sujet 3 : avoir, quand on est dirigeant français, des échanges vifs avec ses homologues allemand puis britannique, est-ce une position de force ou de faiblesse ? Sujet 4 : une monnaie commune est-elle possible sans gouvernement commun ? Vous vous appuierez sur l’Union belgo-luxembourgeoise de 1921 à 2002.

Un dernier conseil aux candidats ?

Dit à voix très basse. La plupart des chiffres sont à manipuler avec suspicion, mais on ne peut pas s’en passer. Et ne dites pas que vous aimez le capitalisme, certains correcteurs en prendraient ombrage.

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