Un véhicule autonome de la société Uber a tué en Arizona, aux Etats-Unis. Une première.

Un prototype de robot-taxi a écrasé une piétonne qui traversait une rue en dehors des clous et la personne au volant n’a pas pu rependre les commandes à temps. Uber a suspendu tous ses essais, mais c’est un événement parce que chacun savait que cela arriverait un jour. Maintenant, l’on va voir si ce drame va ruiner ou pas la confiance de l’opinion dans le futur de la voiture autonome, technologie qui progresse vite. 

On peut parier que les prochaines années seront très marquées par des débats de nature technique (va-t-on y arriver, avec quelles infrastructures) ; de nature sociale (les emplois des chauffeurs de taxi vont-ils disparaître) ; de nature éthique enfin (à partir de quel risque jugera-t-on que c’est jouable). 

En fait, il est probable que l’on arrivera à des véhicules plus sûrs que les humains qui au volant tuent chaque année un million de personnes dans le monde. Mais personne ne pourra jamais programmer un ordinateur pour résoudre ces dilemmes : écraser un enfant ou une femme qui peut en avoir d’autres, une personne âgée Prix Nobel ou un enfant de quatre ans. Ces alternatives sont stupides mais l’équilibre entre encourager la technologie et minimiser les risques est fragile. 

En attendant, cet accident est une mauvaise nouvelle de plus pour Uber mais tous les acteurs automobiles testent ces véhicules, Tesla, Google, Renault, PSA, Toyota, les constructeurs allemands, américains, oui vraiment tous.

Avec des résultats à quelle échéance ?

L’autonomie va s’installer peu à peu. Le niveau 1, simple aide au conducteur sur le contrôle de la vitesse ou de la direction, et le 2, avec l’assistance sur les deux, devraient arriver vite, dès 2019 promet-on chez Renault sur la Clio et l’Espace. Le niveau 3, qui permet de lire son smartphone tout en pouvant reprendre les commandes en dix secondes, et le 4, pour dormir tranquillement, mettront plus de temps. Les constructeurs parlent de 2022/2023, cela paraît bien tôt. A condition que la sécurité soit assurée et que les cyberattaques ne changent pas la donne. 

Le monde automobile et des millions d’automobilistes salivent devant ce nouveau rêve, mais disons-le : tout le monde remet les pieds sur terre avec ce 1er mort.

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.