L'annonce d'un accord a été faite hier lundi. Le fabricant du Pepsi Cola rachète Sodastream. Pourquoi ce rachat ?

Le fabricant du Pepsi Cola rachète Sodastream, l'annonce a été faite le lundi 20 août 2018
Le fabricant du Pepsi Cola rachète Sodastream, l'annonce a été faite le lundi 20 août 2018 © Getty / Jonathan Leibson/Getty Images for PMC

D’un côté, PepsiCo, un géant américain qui fait 63 milliards de dollars de chiffre d’affaires dans les boissons sucrées et plein de choses à manger qui font grossir, comme les chips.

De l’autre Sodastream, une entreprise israélienne avec un chiffre d’affaires cent fois plus petit, qui fabrique des machines à mettre des bulles dans l’eau, des machines que chacun peut avoir chez soi. 

A première vue, le gros n’a absolument pas besoin du petit. 

Sauf que Pepsi a un gros problème d’image. L’entreprise ne parvient plus à faire oublier au consommateur que le sucre de ses sodas et l’huile de ses chips font prendre des kilos. Du coup, elle multiplie depuis des années les acquisitions de firmes fabriquant des produits meilleurs pour la santé, ou en tout cas moins nocifs. 

Sodastream, ce n’est que de l’eau et des bulles, avec à la rigueur un arôme censé donner, je cite, « une boisson gazeuse moins sucrée qu’un soda traditionnel ». Parfait pour compléter le lifting marketing. 

Et du côté Sodastream, pourquoi vendre ?

Là aussi, la question se pose. 

Sodastream s’était fait connaître par des campagnes de publicité très agressives. 

Il y a quelques années, un spot de pub montrait une dispute stupide entre un livreur de Pepsi et un livreur de Coca

Dans un autre, on voyait la célèbre actrice Scarlett Johansson jouer un petit numéro qu’elle terminait d’une voix suave que je me garderais bien d'imiter : « Désolé, Coca et Pepsi ! ».

Le patron de l’entreprise, Daniel Birnbaum est d’ailleurs un spécialiste de la vente et non un expert de l’agroalimentaire. 

Mais après avoir tapé pendant des années sur Pepsi, après avoir installé un réseau de distribution dans quarante-cinq pays, après avoir vendu des dizaines de millions de machines, il était peut-être devenu plus simple de vendre l’entreprise elle-même, pour plus de 3 milliards de dollars. 

Peu importe si l’acheteur est l’ennemi d’hier. Après tout, on est ici d’abord et surtout dans le marketing. 

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