Vivement le week-end des 16/17 mai, après le déconfinement : les prix des carburants auront baissé d'ici là. Ces derniers jours, la consommation a remonté un peu, l'activité professionnelle repart doucement.

Les prix de l'essence
Les prix de l'essence © Getty / Alain LE BOT/Gamma-Rapho

(La consommation de carburants reste un indicateur de l’activité économique. Fin mars, au début du confinement, vous vous en souvenez peut-être, on avait indiqué que la consommation de carburants avait plongé de 75% environ en France - chiffre grosso modo confirmé mi-avril. C’était inouï. Mais rappelons tout de même que les taxes représentent en France l’essentiel du prix des carburants.(

Cela concernait autant les ventes aux professionnels qu’aux particuliers. C’était la photographie instantanée d’une France, d’une vie, d’une économie à l’arrêt. 

Alors, trois semaines après, où en est-on ? 

Selon nos informations recueillies auprès de distributeurs en grande surface, d'un pétrolier et de sources publiques, on roule un peu plus, on roule à nouveau, mais avec une différence nette selon les types de carburants.

La consommation de gazole serait remontée assez sensiblement la semaine dernière, on serait passé à -40% par rapport à la normale, tandis qu’on serait toujours à -75% sur l’essence.

L’explication est que l’activité professionnelle (camions, camionnettes) redémarre doucement. 

Quant à eux, beaucoup de particuliers restent chez eux – sauf peut-être quelques sorties vendredi dernier. Le mouvement pourrait s’amplifier dans les jours qui viennent, avec des entreprises qui rouvrent, par exemple l’usine Toyota de Valenciennes en fin de semaine. 

Comme le constructeur PSA, beaucoup de groupes ont conclu des accords sociaux avec les syndicats sur la sécurité, et des usines repartent. Mais c’est dans les dix jours qu’on en saura plus et bien sûr surtout le 11 mai, date du déconfinement sinon général du moins plus progressif.

Tout cela fait plonger le prix du pétrole

Oui, consommation faible de carburants, c’est une demande de pétrole riquiqui sur toute la planète. Du coup, il s’est passé quelque chose d’incroyable hier soir à New York : le prix du baril de pétrole (de 159 litres) est tombé à zéro, et même en dessous de zéro, jusqu’à -38 dollars. 

Il y en a trop, le stocker coûte cher, les cuves, les tankers et les pipes-lines sont archipleins, l’extraire n’intéresse plus -provisoirement. Les producteurs paient pour se débarrasser de leur baril. On n’avait jamais vu cela. 

Alors, chaque auditeur se demande : qu’est-ce que cela change pour moi ? Je vais vous répondre. Les prix à la pompe vont diminuer dans les semaines qui viennent. Le gazole coûte aujourd’hui 1,22 euro le litre, souriez : cela sera moins pour les week-ends de la mi-mai et de juin Mais rappelons tout de même que les taxes représentent en France l’essentiel du prix des carburants.(85 centimes de taxes fixes), auxquelles il faut rajouter les coûts de raffinage et de distribution.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.