Cette semaine, retour sur les bonnes nouvelles économiques de l'année 2015.

On a évidemment aucune difficulté à lister les mauvaises nouvelles. Alors, on va essayer de trouver quatre bonnes nouvelles, en finissant, jeudi, par la plus importante. Aujourd'hui, l'information positive numéro quatre donc que l'on a envie d'évoquer, c'est l'évolution du pouvoir d'achat. Cette année, nous avons bénéficié de la plus forte hausse du pouvoir d'achat depuis 2007, depuis huit ans. Il a progressé de 1,7 % globalement -et, pour être précis, de 1,3 % par Français, c'est-à-dire en tenant compte de l'évolution de la population. Et cette évolution favorable -dont on parle peu, aveuglés par notre sinistrose- va continuer au début de l'année prochaine, a promis l'Insee la semaine dernière.

La cause, c'est la baisse du prix du pétrole.

Pas seulement, vous allez voir. Mais, c'est vrai, cela compte beaucoup. Le baril de pétrole était à 110 dollars il y a dix-huit mois, il est en dessous de 40 dollars aujourd'hui. C'est excellent pour les entreprises qui utilisent beaucoup d'énergie, comme la chimie ou le transport aérien. Mais pour les ménages également. Les factures de fioul et de carburants ont chuté. Le prix du gazole est passé en dessous de un euro le litre, nettement moins qu'il y a un an. Le recul du prix de l'énergie a contribué pour presque la moitié de la croissance française cette année. Mais il y a une autre explication à la hausse du pouvoir d'achat -même si tout le monde ne le croira pas : c'est l'évolution des salaires. En deux ans, entre 2014 et 2015, la poussée est de 3 % environ – en moyenne naturellement. Ce qui est une caractéristique étonnante dans un pays avec un taux de chômage si élevé.

Vous avez dit en moyenne, tout le monde n'en bénéficie pas forcément.

Il vaut mieux être salarié d'une grande entreprise que d'une PME et dans un secteur porteur que sinistré, c'est évident. Mais en dehors des très hauts revenus, les écarts ne s'accroissent pas vraiment ces dernières années.

Tout en bon dans ce pouvoir d'achat qui progresse ?

Presque. Seule réserve : la baisse du prix des énergies n'incite pas vraiment à faire des économies d'énergies ou à pousser les énergies plus propres.

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