On connaît désormais le calendrier des livraisons de vaccins en France. Les autorités sanitaires estiment être en capacité de vacciner au moins trois millions de personnes d’ici fin mars et entre 17 et 27 millions de personnes d’ici juin, en fonction du nombre de vaccins qui seront autorisés.

Vaccination contre la Covid-19 : on connaît un peu mieux le calendrier
Vaccination contre la Covid-19 : on connaît un peu mieux le calendrier © Maxppp / BILL GREENBLATT/UPI

La façon de l’énoncer est importante : cela ne veut pas dire qu’il y autant de Français qui voudront être vaccinés. Mais cela veut dire qu’il n’y a pas, a priori, d’inquiétude à avoir sur un manque de vaccins. 

Ce lundi, l’Agence européenne des médicaments va commencer officiellement l’examen du vaccin de l’américain Pfizer et de l’allemand BioNTech. En réalité, pas de surprise à attendre : toutes les agences nationales travaillent dessus depuis des semaines. 

Si le « go » est donné dans les heures qui viennent, la France en recevra deux millions d'ici la fin janvier et plus de 2 millions encore en février (il y a deux injections à trois semaines d’intervalle). Le 6 janvier, le vaccin de Moderna sera scruté et, là encore, s’il est autorisé, la France recevra un million et demi de doses d’ici mars. 

Cela permettra de vacciner les personnes les plus à risque et donc de diminuer spectaculairement les décès. 

Paris compte aussi les vaccins de Janssen et d’AstraZeneca, AstraZeneca pour qui il n’y pas encore de date d’examen – alors que ce sont les plus grosses quantités espérées. Il faut savoir qu’en Europe, tous les pays recevront à peu près les mêmes proportions de chaque vaccin : s’il y a des retards, tout le monde les subira de la même manière. En clair, la France n’a pas acheté seulement du « Sanofi » tandis que l’Allemagne serait surtout livrée en « BioNTech ». Ce sont les engagements contractuels. 

Ce qui frappe : ce sont des laboratoires américains qui sont arrivés en premier. Certes dirigée par un français, la biotech Moderna est américaine, tandis que Pfizer est aussi américain -même si son allié BioNTech est allemand. 

Pourquoi les Etats-Unis sont-ils les premiers ? 

Les Echos publie ce matin une interview du M. vaccin américain, Moncef Slaoui, qui dit ceci (je le cite) : « L'Europe passe plus de temps à décrire le problème et pourquoi ça ne va pas marcher. Ce n'est pas un hasard si beaucoup d'idées nouvelles naissent en Europe mais se réalisent aux Etats-Unis ». Aie aie aie, la priorité est de retrouver de l’optimisme – et c’est un problème plus large que sur les seuls vaccins.

L'équipe
  • Dominique SeuxDirecteur délégué de la rédaction des Echos et éditorialiste à France Inter