La nouvelle génération des entrepreneurs français.

Oui, un certain nombre d’indicateurs, positifs, permettent de dire qu’il arrive une génération d’entreprises et d’entrepreneurs qui se font une place au soleil dans l’économie tricolore. En France, il y a les grands groupes dont on parle beaucoup - vous aviez à ce micro vendredi le patron d’Airbus, Fabrice Brégier. Il y a aussi l’immense tissu des artisans, de commerçants, des très petites entreprises et des PME. Et puis il y a des sociétés qui grimpent vite, la France développe actuellement ce qu’on appelle un écosystème de startups qui marche bien. En janvier et février, la France est arrivée en tête du classement européen du nombre d’investissements dans les startups. En deux mois, près de 400 millions d’euros ont été déployés dans une centaine de ces startups. En valeur, la France s'est placée devant l’Allemagne, et n’a été dépassée que par le Royaume-Uni et Israël. Par ailleurs, un certain nombre de sociétés se préparent à entrer dans le club très fermé des licornes, les entreprises dont la valorisation dépasse le milliard de dollars. On les connaît peu, elles s’appellent Actility et Sigfox (réseaux pour objets connectés), Cedexis (qui accélère le temps de chargement sur Internet) ou Synthesio (des conversations sur réseaux sociaux). Nos ingénieurs forts en maths, notre goût de l’autonomie et des investisseurs privés mais aussi publics comme la Banque publique d’investissement, ça marche.

Tout n’est pas gagné pour autant Oui, parce que l’herbe est verte ailleurs aussi. Si on prend les 146 licornes qui existent déjà, 88 sont américaines, 40 asiatiques et trois françaises: BlablaCar, Critéo et Venteprivée.com. C’est bien, cela pourrait être mieux. Si on prend maintenant les cinquante jeunes pousses européennes qui escaladent à toute vitesse les marches de la réussite, vous avez ces quatre françaises, mais 19 Britanniques et 9 allemandes etc. On pourrait disserter sur la fiscalité du capital etc., mais retenons plutôt ce matin l’image des centaines de jeunes entrepreneurs qui poussent la porte, qui constituent les gros bataillons de ce que l’on peut appeler la Relève.

Cette Relève à qui vous avez confié, à votre journal Les Echos... le soin de rédiger intégralement l'édition de ce matin. Ils sont 200 à avoir participé à l’exercice.

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