Episode deux de notre série sur les bonnes nouvelles de l’économie en 2015 : les succès de la French Tech.

La French Tech, la filière des jeunes entreprises technologiques, c’est un concept marketing inventé par le gouvernement pour porter les couleurs tricolores à l’international. Mais ce n’est pas un concept creux, il y a des vrais succès ! Bien sûr, la France n’a pas Google, Apple, Facebook ni Amazon. Mais dans les classements, elle s’en titre bien sur ce créneau de l’innovation. Je vous en cite un paru au début du mois, établi par le cabinet Deloitte. La France place le plus grand nombre de start-up parmi les 500 premières sociétés technologiques européennes et du Moyen-Orient. BlaBlaCar, Criteo (c’est du ciblage publicitaire), Sigfox (un opérateur de télécoms à bas débit pour objets connectés), Parrot (les drones), Deezer, Showroomprivé etc se sont faits des noms partout. Et d’autres piaffent comme Slimpay, en tête du classement dont je parlais et qui propose aux sites Internet une solution de paiement qui permet de prélever directement sur votre compte en banque sans passer par votre carte bancaire. Qu’est-ce qui s’est passé cette année ? Au départ, il y a la force des maths française. Mais la nouveauté est que les start up ne se disent plus : en dehors de la Silicon Valley, point de salut. Un écosystème est né en France, qui commence à porter ses fruits. Les chiffres sont à manier avec précaution, mais il y aurait 10.000 start up en France – dont la moitié en Ile de France. Ces entreprises arrivent à trouver de l’argent auprès d’investisseurs. Saluons au passage le rôle très positif joué par la Banque publique d’investissement de Nicolas Dufourcq, unanimement reconnu. Pour avoir vu aussi de près cette année quelques écoles de commerce, je peux vous dire qu’il y a une vraie envie de se lancer avec des idées neuves.Bon, mais tout n’est pas rose, quand même. Non. Parce qu’il reste extrêmement difficile de trouver des niches dans lesquelles les Américains ne sont pas. Et cela reste, hélas, la clé du succès. Exemple : Blablacar a décollé parce que les Américains font des trajets longue distance en avion, pas en voiture, et que l'essence n'y est pas chère. Mais rien ne dit que cette barrière ne sautera pas un jour si ce n’est pas demain ce sera après-demain.

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.