Les entreprises viennent de recevoir le feu vert du gouvernement pour proposer la vaccination à leurs salariés…

Oui on entre dans une nouvelle phase, Près de 4 millions de Salariés ,  vont pouvoir  se tourner vers leur employeur...il s'agit pour commencer des 50-64 ans les + à risque.... Le gouvernement vient en effet d’en ouvrir la possibilité. Initialement, les entreprises ne devaient entrer dans la danse que pour la vaccination grand public. Mais l’exécutif veut s’appuyer sans attendre sur les services de santé au travail - 4500 médecins, 2000 infirmiers -, qui vaccinent 100.000 salariés chaque année contre la grippe.

Un salarié « à risque » aura-t-il l’obligation de se faire vacciner ?

Alors, le gouvernement le martèle, ce sera sur la base du volontariat et du secret médical. « Aucune décision d’inaptitude ne peut être tirée du refus d’un salarié à se faire vacciner », insiste le protocole. Mais bien évidemment, le sujet est sensible, et en réalité les employeurs eux-mêmes ne sont pas très allants, craignant le risque de responsabilité pénale si la vaccination tourne mal. Concrètement, ce sont les services de santé au travail qui vont inviter les entreprises à proposer la vaccination à leurs salariés. Et ce dans les locaux de la médecine du travail, plutôt que dans ceux de l’entreprise. Pas question non plus de convoquer les seuls salariés vulnérables : tous devront être informés.

Les entreprises restent prudentes, dites-vous, elles ont pourtant intérêt à ce que leurs salariés soient vaccinés…

C’est vrai mais on l’a vu avec les tests, très peu se sont lancées, jugeant le processus trop complexe : pas d’utilisation possible des tests salivaires, et interdiction des dépistages généralisés. Et puis même pour la grippe, ce sont surtout les grandes entreprises qui sont mobilisées. Mais il n’empêche, les employeurs peuvent avoir un rôle d’incitation essentiel. D’autant que le patronat caresse toujours l’idée d’un passeport vaccinal, ou de tests salivaires rapides, qui permettraient l’accès à un salon, un concert ou un match. Pour le passeport, on en est encore au stade de la consultation nationale. Pour les tests rapides, en revanche, ce pourrait être une question de semaines.

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