Ce matin, vous rafraîchissez la mémoire des candidats à l’épreuve d’économie du bac.

Les quelques 110.000 élèves de Terminale de la filière ES passeront leur épreuve d’économie ce matin à 8 heures. Certains sont peut-être dans la voiture qui les y conduira, ou écoutent la radio dans les transports en commun, ou sont encore chez eux si le lycée est vraiment à côté. Je ne connais pas les sujets qui tomberont, mais on peut leur rappeler quatre informations très récentes qui montreront, dans une copie, qu’ils suivent de près ce qui passe en économie. Les Terminales ES ont passé du temps sur la science économique, la croissance et la mondialisation. Première antisèche : il faut savoir qu’il se passe quelque chose de vraiment nouveau dans l’analyse du système économique actuel. L’OCDE, qui est l’organisme de recherche des pays développés à économie de marché, a publié ces derniers mois une série de critiques fortes sur la montée des inégalités dans les pays riches. Et aussi -c’était la semaine dernière- sur l’hypertrophie de la finance. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que trop de finance tue la croissance, en clair la finance, selon l’OCDE, a pris trop de place dans l’économie. Je vous assure que ces critiques, venant de là, c’est une quasi-révolution. Deuxième point à avoir en tête : sur la croissance. La période que nous traversons est exceptionnelle, notamment en France. C’est la première fois depuis 1945 que la richesse par tête (le PIB par tête pour être précis) stagne depuis huit ans. En France, il est encore inférieur à ce qu’il était début 2008. Pourquoi ? Parce que la croissance est très faible, trop faible et que la population augmente. Les Français ont le sentiment de ne plus s’enrichir : c’est vrai. Troisième point, sur la mondialisation, avec une question que l’on entend parfois : est-elle finie ? Non, les échanges de marchandises, de services, de personnes, n’ont jamais été aussi élevés. En revanche, ce qui est vrai est que cette mondialisation ralentit. Les échanges ne grimpent plus aussi vite qu’il y a dix ou vingt ans. Entre 1990 et 2014, ils progressaient de 5% en moyenne, c’est en dessous désormais –selon les dernières prévisions. Notamment parce que les entreprises chinoises et américaines fonctionnent davantage avec des partenaires locaux.

Encore un point, sur le chômage cette fois...

Si les candidats veulent briller, ils peuvent évoquer la dernière note de conjoncture de l’Insee, publiée vendredi, qui explique que le taux de chômage se stabilise en France à partir d’une croissance de 1,6%, mais qu’avec les mesures gouvernementales récentes (le Pacte de responsabilité), il suffit de 1 à 1,1%. Je rappelle enfin le dernier taux de chômage connu : 10,3% de la population active. Et attention à un contresens trop fréquent : il est de quasi 25% pour les jeunes, mais cela ne veut pas dire qu’un jeune sur quatre est au chômage, juste qu’un jeune actif (qui travaille ou veut travailler) sur quatre l’est. La majorité des jeunes étudient, heureusement ! Allez bon courage à tous.

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