Ce matin : la nouvelle bataille des entreprises de télécoms.

C’est une bataille qui nous concerne tous, nous les utilisateurs de téléphones portables, de smartphones. Nous avons connu la guerre des prix sur les appareils portables eux-mêmes, puis la guerre des prix sur les forfaits. Et bien, voilà la guerre de la data. En clair : sur le volume de données proposées dans les forfaits mobiles pour regarder des vidéos, des films etc. Hier, l’opérateur Free a innové en proposant, sur certaines offres et à certaines conditions, la 4G en accès illimité pour une somme modique. La semaine dernière, SFR, Bouygues Télécoms et Orange s’étaient lancés sur ce terrain, pas avec de l’illimité, mais avec des forfaits à 20, 50 ou 100 Giga-octets –ce qui est vraiment beaucoup. Et bien sûr pour un prix inchangé. Le sens de tout cela est clair : le marketing se déplace sur le confort du client plus que sur le prix désormais. Avec une petite curiosité tout de même, qu’il faut mentionner : la consommation moyenne des propriétaires de smartphones est inférieure à 5 Giga-octets, donc bien en dessous des chiffres que l’on vient de citer. Pour utiliser 100 giga-octets de données, il faut regarder cinquante films par mois. Ce n’est pas rien ! En attendant, le consommateur est ravi et peut l’être.

Ce nouveau champ de bataille soulève deux questions.

La première est de savoir si avec ces forfaits sur-gonflés, voir illimité, le wifi va décliner puis disparaître. Aux Etats-Unis, on constate déjà que son utilisation décline alors que c’était un argument des chaînes de cafés et de restauration pour attirer. Eh oui, on s’est à peine habitué à en avoir partout, dans les gares, les stades etc. qu’il est menacé. Il n’y a au font pas d'autres domaines où les mutations sont aussi rapides. La seconde question concerne le modèle économique des opérateurs. S’ils ne font plus de marge sur les forfaits, sur la data, sur la 4G, comment vont-ils financer, demain, les investissements colossaux sur les générations suivantes ? Déjà la 4G s’est déployée plus tard en France que dans d’autres pays sans doute pour ces raisons. Et à partir de 2020, la 5G arrivera, qui sera encore plus rapide. En Europe, ce sont les Suédois et les Finlandais qui découvriront cette fréquence en théorie dix à cent fois plus rapide que l’actuelle, et bien nous ce sera sans doute un peu plus tard.

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