Photo de famille du gouvernement Ayrault 2 au Palais De L Elysee - Francois Hollande entoure des ministres de son gouvernement
Photo de famille du gouvernement Ayrault 2 au Palais De L Elysee - Francois Hollande entoure des ministres de son gouvernement © Vincent Isore/IP3 press; Paris, France le 4 Juillet 2012
**François Hollande réunit ce matin son premier conseil stratégique de la dépense publique. Et cette nuit, vous avez eu une idée !** Une idée toute simple, absolument pas originale mais symbolique : et si François Hollande, pour montrer son ambition sur la dépense publique, frappait un grand coup avec un … remaniement. Un remaniement dont la seule ambition serait de réduire le nombre de ses ministres qui sont aujourd’hui au nombre de 38. Attention, ce n’est pas du tout un scoop, je n’ai aucune information à ce sujet ! Mais cela aurait de l’allure et frapperait les esprits, même si cela n’aurait quasiment pas d’incidence sur le niveau des dépenses publiques. Cela serait une sorte de gage offert par le gouvernement à l’opinion pour dire : cette fois, c’est sérieux, on se fait un peu hara kiri nous aussi avant de vous demander des efforts. Un gadget ? Pas tant que cela, la plupart des grands pays qui nous sont comparables ont des gouvernements moins nombreux. **Dans quelle proportion exactement ?** Regardons l’Allemagne. Le pays compte davantage d’habitants, il est plus puissant et il est dirigé depuis deux mois par une coalition. On imagine que chaque parti a voulu caser ses amis et que cela déborde de partout. Eh bien, pas du tout, il y a quinze ministres, pas un de plus, avec Angela Merkel – même s’ils ont des assistants. C’est-à-dire deux fois et demi moins que chez nous. Regardons l’Espagne : quinze ministres autour de Mariano Rajoy. Regardons la Grande-Bretagne : 25 ministres avec David Cameron. Seul le gouvernement Letta, en Italie, a des formes aussi généreuses que le nôtre. **Et si François Hollande voulait vraiment frapper fort, il y a un lieu tout indiqué ?** Encore une fois, c’est une chronique fiction. Oui, le président pourrait réduire en priorité le nombre de ministres de Bercy. Aujourd’hui, il y en a … sept, un record. André Manoukian ici présent les connaît tous. Pour mémoire : Moscovici (économie et finances), Cazeneuve (Budget), Montebourg (Industrie), Bricq (commerce extérieur), Hamon (consommation), Pellerin (PME et Numérique) et Pinel (Artisanat et commerce). Ouf ! C’est cruel quand on connaît l’état de leur économie, mais en Allemagne, il n’y a que deux portefeuilles économiques – et aucun naturellement sur l’Industrie – en ont-ils besoin ? Sept, il y en a en trop, lesquels, chacun peut choisir. **Vous vous êtes réveillés ce matin et il y avait toujours 38 ministres…** Et encore certains que l’on n’identifie pas très bien. Cela étant, cela ne préjuge pas de l’efficacité ou pas du travail que va lancer ce matin à 8 heures précises François Hollande pour trouver 50 milliards d’euros d’économies. On jugera sur pièces ! **Pour finir, vous avez une précision à apporter parce que vous avez fait une erreur hier :** J’ai dit qu’Arnaud Montebourg s’était emballé un peu vite en disant que les entreprises pourraient bien créer deux millions d’emplois avec 10 milliards d’euros d’allégements de cotisations sociales. En fait, il avait parlé de 100 milliards, la demande initiale du Medef. J’ai voulu faire le malin, pan sur le bec. ## Les liens [Le blog de Dominique Seux](http://blogs.lesechos.fr/dominique-seux/dominique-seux-r59.html)
L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.