Ce matin, dernier volet de notre mini-série sur les bonnes nouvelles économiques (plutôt cachées derrière les mauvaises !) de 2015.

En numéro 4, on a évoqué la hausse du pouvoir d’achat (hausse en moyenne) ; en n° 3, la vitalité des start-ups françaises ; en n°2, un mieux pour le logement et l’immobilier ; eh bien en numéro un des bonnes nouvelles, on a envie de mettre le pragmatisme auquel semble se convertir la majorité des Français en économie. Il y a moins d’a priori, d’idéologie, on cherche des solutions qui marchent - c’est que ce montrent tous les sondages et cela joue de tous les côtés de la pensée politique et économique. Les frontières sont plus complexes et s’adaptent davantage à la réalité. Alors quelques exemples. A gauche, les socialistes, cette année, ont convenu qu’il y a un droit du travail trop complexe qui nuit à l’emploi ; ont reconnu qu’un niveau de dépenses publiques égal à 56% de la dépense nationale était probablement trop élevé ; ont observé les résultats plutôt efficaces des politiques mises en œuvre en Allemagne et en Grande-Bretagne. Et à droite, les libéraux sont désormais d’accord pour considérer que la lutte contre les paradis fiscaux est indispensable ; ils appuient le combat contre l’optimisation et le jumping fiscal des grands groupes ; ils reconnaissent que les économies sur les dépenses de santé ne peuvent être que marginales. Bref, les lignes bougent. Il y a une demande politique et économique –et c’est prometteur.

Il y a une demande, mais y'a-t-il une offre politique ? C’est le problème. Il y a une offre radicale, du Front National au Front de gauche et au Parti communiste. Mais, à la demande de réformes économiques raisonnables émise par la majorité des Français, les partis centraux répondent par la timidité ou le reniement quand ils sont au pouvoir. L’illustration de à la fois ce nouvel état d’esprit et des difficultés à trouver un positionnement politique, c’est Emmanuel Macron, très populaire mais OVNI politique.

Autre point positif de 2015, le ras le bol général du french bashing !

Même si la situation économique reste mauvaise. Le french bashing de gauche (la misère est partout), de droite (la France est bloquée) et populiste (tout est pourri) constitue une des raisons de la situation politique que nous connaissons.

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