Les dirigeants des plus grands groupes de la technologie mondiale sont à Paris jusqu’à demain.

Emmanuel Macron a reçu les patrons de Facebook (Mark Zuckerberg, 34 ans), Microsoft, Uber, IBM, Slack, Mozilla, Intel et bien d’autres et ils sont attendus, avec des centaines de start-up au Salon Viva Technology à Paris, salon qui en est à sa troisième édition avec comme modèle le CES de Las Vegas. 

Pour être transparent, cet événement est organisé par Les Echos et Publicis. C’est l’occasion de se poser une question simple : pourquoi ces géants numériques qui font désormais partie de nos vies sont-ils pour la plupart américains? Pourquoi n’y en a-t-il pas d’Européen et de Français ? C’est humiliant. C’est d’autant plus humiliant que l’Europe est passée à côté de la première vague, celle des produits (Apple et Microsoft), de la deuxième, celle des services (Amazon, Netflix, Airbnb) et qu’elle risque si çà continue comme cela de rater la troisième, celle de la commande par la voix et de l’intelligence artificielle. 

Alors, pourquoi ? 

- Il y a l’argument de la taille du marché américain, qui permet de démarrer en force, à comparer aux 23 langues européennes et autant de cultures et de réglementations. Même si cet argument a sa limite : un petit Etat, Israël, a percé dans les biotechs. 

- Il y a le fait que les Américains sont partis les premiers avec les bonnes idées, et que le premier qui démarre rafle la mise – the winner takes all. Il y a une alchimie particulière, dans laquelle chercheurs privés et publics travaillent ensemble, avec des investisseurs acceptant de financer durablement des projets à pertes. 

- Mais il y a surtout le fait que les Américains ont l’obsession de plaire au client et de la simplicité des produits (pensez à Google).

L’Europe peut-elle remonter la pente ?

Ce n’est pas sûr, avec des Coréens (Samsung) et des Chinois très forts. 

Mais on peut espérer qu’une vraie pépite émergera un jour des milliers de start-up qui naissent. 

On peut aussi se dire que les GAFA d’aujourd’hui sont l’équivalent de l’invention du rail au XIXème siècle. C'était malin, mais l’important ce n’est pas le rail, c’est ce qui roule dessus. Les GAFA, ce sont juste des outils.

Ou on peut rêver d’un sursaut en se rappelant que les Américains, humiliés par le succès du Spoutnik russe en 1957 ont mis 12 ans seulement pour marcher sur la Lune.

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.