Les pétitions se multiplient. Qu’est-ce qui se passe ?

_ _Il se passe tout simplement que les prix montent. Le litre de gazole dépasse les 1,50 euros, record absolu. Son prix a monté de près d’un quart en un an, et celui de l’essence de 14%. 

La faute d’abord au baril de pétrole, qui a renchéri de 35% en un an. 

La faute aussi aux taxes sur les carburants, qui ont monté au 1er janvier dernier et qui vont à nouveau augmenter dans deux mois. 

Il est amusant de voir Ségolène Royal dénoncer ici un matraquage fiscal, car le mouvement de hausse a été lancé par la loi de transition énergétique qu’elle était si fière d’avoir fait voter quand elle était ministre de l’environnement. 

Cette hausse des prix est souhaitable, même si la pente est raide. Quand les carburants brûlent dans les moteurs, ils dégagent du CO2 qui accélère dangereusement le réchauffement climatique. Il faut donner un signal clair aux Français là-dessus.

 

A vous entendre, tout va pour le mieux…

 

Evidemment non. 

D’abord cette hausse est devenue douloureuse, car les prix du pétrole l’amplifient massivement, contrairement à ce qui s’était passé depuis 2014. 

Ensuite, l’argent prélevé semble servir à faire les fins de mois de l’Etat, et non à financer la fameuse transition énergétique. 

Enfin et surtout, cette hausse est injuste. Les Français les plus touchés sont les moins aisés, ceux qui habitent dans des maisons en forme de passoire thermique, éloignés des centres villes et donc obligés de prendre la voiture. 

Le vrai problème derrière, c’est l’étalement des villes, la distance de plus de plus en plus grande entre lieu de vie et lieu de travail. Mais ce problème-là n’intéresse apparemment aucun politique. 

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.