Manuel Valls a confié aux Echos , une longue tribune sur sa politique économique à la rentrée.

Oui, un texte dont l’objectif est de donner du sens à l’action qui sera menée cet automne. Pas de vrai scoop -dommage !-, mais une petite musique. Et cette musique, c’est celle-là : nous allons continuer les réformes. Le message s’adresse d’abord aux entreprises. Parmi les résultats obtenus, Manuel Valls met en effet en avant la hausse de deux points du taux de marge des entreprises. Mais il y a encore à faire, manifestement. Le premier ministre souligne que la France a atteint des records en matière de fiscalité ce qui (je le cite, ce n’est pas moi) n’est pas sain. Il reconnaît que l’économie est entravée par des (je recite) règlementations excessives. Il appuie la charge de Robert Badinter (que vous aviez reçu ici Patrick) contre un droit du travail trop complexe. Bref, sur tous ces sujets, la promesse est faite d’aller loin. Mais avant de voir loin, il y a un message de court terme, limpide et politique : il n’y aura pas de remise en cause des mesures prévues depuis un an pour aider les entreprises parce qu’on ne change pas de politique tous les quatre matins. Certaines dispositions doivent entrer en vigueur en 2016 et les frondeurs du PS voudraient les modifier. A eux et au Medef, qui tient son université d’été demain, Manuel Valls dit : no way, il n’en est pas question. On peut penser qu’il a raison.

Mais les promesses de réforme sont-elles crédibles ?

C’est la question ! Le gouvernement a l’impression et nous dit qu’il a fait des pas de géant dans les réformes et que contrairement à ce qu’on croit parfois, il ne va pas se tourner les pouces jusqu’en 2017. Sur le droit du travail, il promet une révolution tranquille. Bigre. Le problème est que par rapport à beaucoup d’autres pays qui nous entourent, la France bouge par millimètre – et pas seulement depuis 2012. La loi Macron, qui fait figure ici d’Himalaya, a ailleurs la hauteur d’un monticule.

Enfin, une confidence de Manuel Valls…

Ce qui se passe en chine et sur les marchés coûtera à la France, glisse-t-il, quelques dixièmes de points de croissance. Pas trop on espère parce qu’il ne restera pas grand-chose !

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