Hier, vous déposiez des cadeaux de Noël économiques au pied des sapins. Ce matin, vous évoquez 5 produits, 5 objets, qui ont été -pour vous- les vedettes de 2014.

Et si on les évoque, c’est parce qu’ils ont un sens économique. Alors, c’est un choix totalement arbitraire et souriants, à la réserve près que je prends le pari que l’un de ces produits ou plusieurs seront évoqués aujourd’hui, au cours des traditionnels déjeuners et rencontres familiales.

Choix numéro un : les produits high-tech sont à l’honneur !

Oui, comme c’est le cas depuis plusieurs années, on parlera sans doute davantage, dans les familles, de produits high-tech, de tablettes, de mobiles, que de n’importe quel autre objet. Affectivement, la valeur tech a remplacé chez un certain nombre de Français la valeur automobile. Cette année, la nouveauté technique , c’est ce qu’on appelle de façon barbare les produits wearable, que l’on porte, les montres connectées par exemple. On n’en est qu’au début ! Mais la nouveauté économique a été que, pour la première fois dans un pays, le nombre de possesseurs de téléviseurs a reculé (c’est en Grande-Bretagne), parce que les autres écrans ont pris sa place. Economiquement aussi , jamais dans l’histoire un produit ne s’était diffusé aussi rapidement que les tablettes.

Choix numéro 2 : les voitures n’ont pas dit leur dernier mot…

C’est vrai, les constructeurs ont réussi un tour de force en 2014 : faire du neuf avec une très vieille idée, la voiture. Cette année, un quart (un quart) des véhicules neufs vendus dans le monde ont été ce qu’on appelle des crossovers, des SUV, croisement des berlines et des 4X4, plus hauts et plus chers. Le marché a grimpé de 15%. Ces voitures – le Qashquai de Nissan, le Q7 d’Audi, le Captur de Renault- montrent que la vieille industrie n’a, comme vous l’avez souligné, pas dit son dernier mot.

Choix numéro 3 : le service de l’année, toujours en rapport avec les déplacements…

Oui, c’est le covoiturage. On a parlé toute l’année du covoiturage sur longue distance (le succès de BlablaCar chez les jeunes ne se dément pas) et en ville (Uber bien sûr). Economiquement, c’est intéressant parce cela montre que, pour des raisons financières, de pouvoir d’achat, ou de convictions, une partie de la population se situe dans le modèle du partage – d’un autre système : l’usage plutôt que la possession.

Choix numéro 4 : le produit financier de l’année...

Et on en vient au ... flop de l’année ! En économie, c’est le compte bancaire dans un paradis fiscal européen. La donne a totalement changé en quelques années. Le secret bancaire va disparaître, en 2016 ou 2017, et on a vu le rapatriement des capitaux devenir très tendance.

Choix numéro 5 : l’objet politique de l’année !

On a envie spontanément de dire que l’objet politique de l’année qui a un sens économique, c’est une courbe ! On a tant parlé de courbes en 2014. Celle du chômage -bonne nouvelle, il baissera en 2015 ; celle des impôts ; celle de la dette et des déficits. On s’arrête là parce que l’idée même qu’une courbe puisse s’inverser est un non-sens mathématique. Et on s’arrête là surtout parce qu’un autre objet symbole résume la politique et l’économie en 2014 (et C vous qui me l’avez soufflé, Bruno) : la flamme . Les flammes de la croissance, de l’optimisme, de la France en fait, ont beaucoup vacillé cette année. Comment les raviver ? Question urgente parce que sinon, une autre flamme, celle dont un parti populiste et extrême a fait son emblème, menace de grandir encore et s’y brûleront y compris ceux qui ont soufflé sur les braises.

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