La chronique de Régis Lachaud Une bonne nouvelle pour Général Motors... Le constructeur automobile américain au bord de la faillite a obtenu le statut de banque pour sa filiale de crédit auto Gmac. Décision prise par la Reserve Federale en raison, je cite, "des circonstances inhabituelles et exigeantes qui affectent les marchés financiers". Cette décision permettra à Gmac de bénéficier de l'aide financière du Trésor américain dans le cadre du plan Paulson, comme n'importe quel autre établissement financier en difficulté. La production industrielle du Japon a chuté en novembre. Moins 8,1% par rapport à octobre et même moins 16,2% sur un an. C'est la baisse la plus importante jamais enregistrée par la seconde économie mondiale qui enregistre un effondrement de ses exportations. Parallèlement, le Japon enregistre également une baisse de sa consommation sur un an mais plus légère: moins 0,5%. L'éco prêt à taux zéro ne sera sans doute pas prêt pour le 1er janvier. Ce crédit sans intérêt plafonné à 30 000 euros est destiné à subventionner des travaux de rénovation des logements existants en matière d'isolation thermique ou de chauffage. Mais les banques négocient encore avec l'Etat le montant de leur rémunération pour la distribution de ce prêt gratuit. L'histoire du jour, c'est l'histoire d'une chancelière et de sa cassette, en Allemagne... Angela Merkel subit de plus en plus de pressions pour augmenter le montant de son plan de relance en cours de discussion. Mais elle résiste! Du coup la presse allemande s'adapte, et ne parle plus que d'une enveloppe de 25 milliards d'euros contre 40 milliards la semaine dernière. 25 milliards, cela parait dérisoire à beaucoup de gens, outre-Rhin, vu la gravité de la crise... le premier plan de relance déjà lancé par le gouvernement allemand s'élevait à 31 milliards d'euros. Mais 25 milliards, cela représente tout de même 1% du PIB de la première économie européenne. En fait, l'Allemagne, comme la France, s'offre un débat budgétaire assez classique. Mais la polémique est aussi alimentée par les dirigeants politiques des régions allemandes, les "länder" qui se disputent évidemment les faveurs financières de l'Etat fédéral. Et les voix se font de plus en plus nombreuses pour dénoncer l'avarice d'Angela Merkel face à la récession. Certains parlent même d'arrière-pensées électoralistes à neuf mois du prochain scrutin général. Tandis que les mauvaises langues évoquent un motif inavoué. La chancelière allemande défendrait coûte que coûte le maintien des déficits publics en dessous du seuil européen des 3% du PIB, notamment pour souligner l'incurie des voisins français, et de leur président jugé trop bruyant. Il est vrai que les déficits français prévus pour 2009, eux, se rapprochent dangereusement des 5% du PIB... En tout cas, outre-Rhin les discussions politiques s'animent, le ton monte dans les quotidiens allemands, et la prochaine réunion de travail prévue le 5 Janvier prochain entre les deux partenaires de la coalition au gouvernement s'annonce tendue! Les conservateurs de la CDU face aux socialistes du SPD... Et Angela Merkel au milieu pour tenter de boucler un accord, ça promet!

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