Ce matin, vous nous parlez d’un classement des patrons du secteur public, comment ils sont perçus par les ... journalistes.

C’est un palmarès particulier qui vient d’être publié par un cabinet spécialisé, VcomV, sur la cote des dirigeants de 33 entreprises et institutions du secteur public. Particulier parce que l’enquête n’a pas été faite en sondant les Français mais 170 journalistes économiques d’agences de presse, de médias généralistes ou spécialisés. Des rubricards et des chefs, français et anglo-saxons, interrogés longuement et anonymement. Le résultat est intéressant parce qu’il dit beaucoup sur, non seulement la communication des dirigeants avec les médias – cela ne concerne pas grand monde -, mais aussi la façon dont ils incarnent l’entreprise, dont ils élaborent leur stratégie et dont ils gèrent les crises.

Et le résultat est ... ?

Le patron le plus apprécié, numéro 1 sur 33, est Louis Gallois, l’actuel président du groupe d’aéronautique et défense franco-allemand EADS. Il est perçu comme aimant son entreprise, ses ingénieurs, l’Etat. Les journalistes sont sensibles aussi à sa simplicité. Il est du genre à être croisé le dimanche en train de faire du vélo tout seul dans la ville de banlieue où il habite. Sur la deuxième marche du podium, les journalistes placent Gérard Mestrallet, patron de GDF Suez, pour son développement international. Numéro trois, surprise : Jean-Paul Herteman, qui dirige les 60.000 personnes du groupe Safran (les moteurs d’avion parmi les plus vendus au monde). Numéro quatre, Guillaume Pépy (SNCF). Et ensuite, encore des surprises. On trouve Augustin de Romanet, qui vient de quitter la Caisse des dépôts et consignations. Puis Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes, pour son rôle de contre-pouvoir honnête. Jean-Paul Bailly (La Poste), est quant à lui vu comme le patron le plus réformateur.

On a envie de savoir aussi qui est en bas de la liste...

Soyons charitable et redisons qu’il ne s’agit que de l’opinion de journalistes ... et notamment sur la communication. On peut citer le dirigeant du Fonds stratégique d’investissement (FSI), Jean-Yves Gilet, le patron de l’audiovisuel extérieur de la France (AEF), Alain de Pouzilhac, et celui du Nexter (l’ex Giat Industries), Philippe Burtin.

Par ailleurs, les journalistes jugent durement l’Etat-actionnaire.

L’Etat qui gère ses entreprises publiques. Oui, le jugement est sévère : difficulté à régler les conflits (dans le nucléaire, à France 24 et TV5 Monde), difficulté à organiser les successions, à gérer ses contradictions (quand le gouvernement veut une électricité bon marché, l’actionnaire d’EDF pense à la santé de l’entreprise). Ça ne va pas !

Dernière question : comment est classé le patron de Radio France, Jean-Luc Hees ?

Premier dans la catégorie média. Radio France, résume un journaliste du panel, c’est son rêve d’enfant, sa deuxième maison. C’est mignon ! Radio France, dit un autre, a de la chance car le groupe est très arrimé à France Inter. Ça n’est pas ici que l’on dira le contraire !

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