Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître... C’était une époque où moins d’une famille sur cinq en France avait un téléphone. Où l’Etat avait décidé que chaque Français serait relié au réseau téléphonique.

Il a fallu pour cela que la direction générale des télécommunications, l’ancêtre de France Télécom, embauche des milliers de personnes pour déployer des fils de cuivre dans toute la France. On appelait ces gens les « lignards ». C’était les années 1970. Eh bien ce réseau va être démantelé d’ici 2030. Le patron d’Orange l’a annoncé.  

Après les antiques cabines téléphoniques remises au musée il y quelques années, après la mort du Minitel, cet Internet à la française, qui s’est éteint en 2012, c’est au tour du téléphone de grand-papa de passer l’arme à gauche. 

Et son enterrement va être sacrément compliqué. Rendez-vous compte : 110 000 000 de kilomètres de fils de cuivre qui relient 25 000 000 de foyers. Déjà, Orange a récupéré 80 000 tonnes de cuivre. Et il en reste encore des dizaines de milliers de tonnes sous terre.   

ce cuivre sera remplacé par de la fibre optique

Le chantier a déjà bien commencé puisque la moitié des Français peuvent y avoir accès. 

Quatre millions de lignes sont déployées chaque année, soit un foyer relié à la fibre toutes les sept secondes. Mais tout le problème, ça va être de convaincre les Français de passer à l’Internet à la vitesse de la lumière. Car tant qu’un seul client reste abonné au téléphone classique, pas possible d’éteindre tout le réseau de cuivre. Or, aujourd’hui, seul un tiers des clients éligibles à la fibre optique souscrivent à une offre. D’où la question que l'on se pose chez Orange : quand la fibre sera complètement déployée dans un quartier, faudra-t-il réparer le réseau de cuivre en cas de panne chez un client éligible à la fibre ? Ce serait assez radical. 

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.