Benoît Hamon répond aux questions d'Alexandra Bensaïd et Patrick Cohen

Benoît Hamon
Benoît Hamon © Getty / Johan BEN AZZOUZ

La France de Benoit Hamon, si le candidat de gauche est élu aura "plus de fonctionnaires, du moins je l'espère" explique-'-il. "Je veux qu'il y en ait davantage dans l'Education nationale, je veux en recruter dans la fonction publique hospitalière, et on ne peut pas se permettre de baisser la garde dans la police et la gendarmerie".

Nous devons savoir dans quel domaine la qualité du service n'est pas à la hauteur des Français

"On est mal protégé dans les quartiers en difficulté" :

Ne pas voir aujourd'hui que nous avons besoin de plus de personnes dans les services de toute nature de l'hôpital, c'est faire une grave erreur

"Il faut une stratégie en matière de finances, et de dépenses publiques adaptées", pour autant Benoit Hamon n'imagine pas de viser des "cibles extravagantes" : "on peut être exigeant et raisonnable en matière de déficit public".

"Les difficultés d'apprentissage sont parfois liées à des classes surchargées", explique le candidat de la gauche, qui présente son objectif : 25 élèves maximum par classe en cycle 2 dans toute la France, et 20 élèves dans les zones d'éducation prioritaires, les DOM, les zones rurales défavorisées.

Benoit Hamon veut aussi mettre l'accent sur les formations d'enseignants, avec des modules de 3, 5 et 10 jours : "Cela suppose 15.000 recrutements supplémentaires . Coût de la mesure : 4 milliards d'euros".

Sur les dépenses publiques

L'objectif de Benoit Hamon est de "ne plus caler une politique publique" sur cette barre des 3% de déficit : "Si demain il faut des investissements considérables : oui, il va falloir faire des choix, et ne pas respecter un objectif linéaire".

Il y a une dette vis-à-vis de la planète que nous ne pourrons pas rembourser

Sur la transition énergétique

Benoit Hamon avance le coût des travaux de grand carénage pour maintenir la durée de vie d'un réacteur : 50 milliards d'euros, estime le candidat de la gauche.

Le projet du candidat de gauche prévoit une taxe carbone substantielle, à 100 euros la tonne.

Notre modèle de développement est devenu un modèle de développement prédateur

Sur le modèle de réforme fiscale

"Les perdants seront ceux qui ont le patrimoine le plus important, avance Benoit Hamon. Je refuse d'exonérer de l'ISF ceux qui ont le patrimoine le plus important" :

Sur l'idée de taxer les robots des entreprises, qui remplacent les postes de travailleurs : "Qui vient de dire que Benoit Hamon avait une bonne idée ? Bill Gates ! Donc Je suis heureux de constater qu'avec Bill Gates, on pense la même chose sur la nécessité de changer la fiscalité de notre pays".

L'interview économique de Benoît Hamon en intégralité

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