Le titre a perdu près de 120 milliards de dollars à la bourse de New York. C'est la destruction de valeur la plus impressionnante de l’histoire en une seule journée.

Facebook tombe de haut, avec une valeur boursière supérieure à 600 milliards de dollars. Un quart des richesses produites en France en un an. Vu sa superficie, perdre 19% d’un coup, ça fait beaucoup d’argent. 

Alors pourquoi cette chute ? 

Non, Mark Zuckerberg ne vient pas d’annoncer un nouveau scandale de fuite de données personnelles. En mars, l’affaire Cambridge Analytica lui a coûté nettement moins cher. 

En vérité, la très grande faute de Facebook, c’est de vieillir, de ralentir. Au deuxième trimestre, le Moloch des réseaux sociaux n’a absorbé que 22 millions de nouveaux utilisateurs dans le monde. Et zéro en Amérique du Nord. Pire, la conquête va tomber sous 10% à la fin de l’année, OMG

Facebook lambine, les investisseurs ont faim et martèlent la table avec leur fourchette. 

La réaction boursière n’était-elle pas un peu exagérée ?

C’est le jeu. Le crépuscule de Facebook est encore loin, avec plus de 2,5 milliards d’utilisateurs en comptant Whatsapp, Messenger et Instagram.

Mais c’est un peu comme si les investisseurs se rattrapaient de toutes les frustrations subies. 

Ils ont fait le gros dos pendant des mois malgré les scandales de vie privée, les fake news à endiguer, les jeunes qui migrent vers Snap. L’entrée en vigueur du règlement européen sur la protection des données en mai a fait perdre un million d’utilisateurs à Facebook !

Dans les pays riches, il n’y a plus beaucoup de cœurs à conquérir. Le jeune Zuckerberg a même été obligé de tomber le capuchon pour répondre aux accusations du Sénat américain. La cravate, ça lui a donné un sacré coup de vieux.

L’avenir est donc plutôt dans les villages de huttes et dans la jungle, là où Internet n’est pas encore arrivé. Les géants du Net ont tous envie de connecter les pays émergents, ils sont prêts à lancer des ballons 4G, des satellites, des câbles… Hélas, Facebook vient de renoncer à son projet de drones connectés, après 4 ans de travaux. 

Allez, encore un petit effort. Pour 120 milliards, ça vaut le co

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.