Les chiffres du chômage publiés hier sont, pour la majorité de gauche, la pire nouvelle au pire moment.Ils le sont évidemment d’abord (les pires, ces chiffres) pour les 3,35 millions de chômeurs ! Mais vous avez raison, cette hausse du nombre de demandeurs d’emploi, la plus importante depuis près d’un an, est tellement forte que les chiffres eux-mêmes appellent peu de commentaires. La seule bonne nouvelle - si l’on peut dire - est que cela prouve puissance dix que le gouvernement au moins ne trafique pas les statistiques ! Pour le reste, pour être honnête, l’ampleur du mouvement est surprenante. Elle contredit les signaux envoyés ces jours derniers par la conjoncture. Ainsi, lundi, on apprenait que l’indicateur d’activité économique privé de l’agence Markit (anglo-saxon) était au plus haut depuis trente-un mois pour la France. C’était un sacré espoir. Alors, l’emploi est-il en retard ? La reprise trop molle ? On le saura vite.Sur le plan économique, que signifie ce qu’on a appris hier ?Une chose simple : que rien n’est gagné en dépit du discours rassurant toujours ressassé. Malgré des centaines de milliers d’emplois aidés, la situation reste terrible. La France a du mal à prendre le vent de la reprise qui revient doucement en Europe. Seul le redémarrage de l’investissement permettrait de repartir, et donc la clé reste d’améliorer la compétitivité des entreprises qui seules créent des emplois. Certes, le crédit impôt compétitivité emploi, le CICE, a permis, on l’a appris cette semaine, de réduire un peu l’écart entre le coût du travail en France et en Allemagne. Tant mieux. Mais ce ne peut être qu’un début. Où sont les 50 milliards d’économies ? Où est l’allégement de certaines procédures sociales ? Seul un discours clair et une main qui ne tremble pas sur les réformes permettront à nos partenaires européens de fermer une fois encore les yeux sur le rythme de baisse des déficits publics – ce qui paraîtra bientôt hélas inévitable.La méthode, toujours la méthode ?Disons l’exécution. La direction prise sur l’économie de l’offre va dans le bon sens, selon la quasi-totalité des économistes, mais on ne peut être que frappé par la timidité de ce que fait la France quand on la compare à l’énergie et la vitesse d’exécution que déploient d’ailleurs dans des directions différentes, la coalition allemande, le gouvernement britannique de Cameron et le nouvel homme fort de l’Italie, Mattéo Renzi. Un exemple : il y a un an jour pour jour, François Hollande annonçait un choc de simplification. Qui peut citer une mesure forte, simple, retenue par tout le monde ? Non, ce n’est pas la direction qui flanche. Changer d’orientation serait se fier à une boussole qui indique le sud, même si une attention sociale est indispensable. Le problème, c’est la mise en œuvre. Entre les cafouillages, les flottements et l’amateurisme, que de temps perdu, de gens découragés ! D’une certaine manière, c’est - assumons le mot - une injure – voire une insulte- faite aux Français qui paient davantage d’impôts qu’hier ou voient leur salaire de fonctionnaire gelé. Conclusion ? Elle est simple. C’est dès lundi que François Hollande devrait agir et prendre le taureau par les cornes. Les chiffres du chômage publiés hier sont, pour la majorité de gauche, la pire nouvelle au pire moment. Ils le sont évidemment d’abord (les pires, ces chiffres) pour les 3,35 millions de chômeurs ! Mais vous avez raison, cette hausse du nombre de demandeurs d’emploi, la plus importante depuis près d’un an, est tellement forte que les chiffres eux-mêmes appellent peu de commentaires. La seule bonne nouvelle - si l’on peut dire - est que cela prouve puissance dix que le gouvernement au moins ne trafique pas les statistiques ! Pour le reste, pour être honnête, l’ampleur du mouvement est surprenante. Elle contredit les signaux envoyés ces jours derniers par la conjoncture. Ainsi, lundi, on apprenait que l’indicateur d’activité économique privé de l’agence Markit (anglo-saxon) était au plus haut depuis trente-un mois pour la France. C’était un sacré espoir. Alors, l’emploi est-il en retard ? La reprise trop molle ? On le saura vite.Sur le plan économique, que signifie ce qu’on a appris hier ? Une chose simple : que rien n’est gagné en dépit du discours rassurant toujours ressassé. Malgré des centaines de milliers d’emplois aidés, la situation reste terrible. La France a du mal à prendre le vent de la reprise qui revient doucement en Europe. Seul le redémarrage de l’investissement permettrait de repartir, et donc la clé reste d’améliorer la compétitivité des entreprises qui seules créent des emplois. Certes, le crédit impôt compétitivité emploi, le CICE, a permis, on l’a appris cette semaine, de réduire un peu l’écart entre le coût du travail en France et en Allemagne. Tant mieux. Mais ce ne peut être qu’un début. Où sont les 50 milliards d’économies ? Où est l’allégement de certaines procédures sociales ? Seul un discours clair et une main qui ne tremble pas sur les réformes permettront à nos partenaires européens de fermer une fois encore les yeux sur le rythme de baisse des déficits publics – ce qui paraîtra bientôt hélas inévitable.La méthode, toujours la méthode ? Disons l’exécution. La direction prise sur l’économie de l’offre va dans le bon sens, selon la quasi-totalité des économistes, mais on ne peut être que frappé par la timidité de ce que fait la France quand on la compare à l’énergie et la vitesse d’exécution que déploient d’ailleurs dans des directions différentes, la coalition allemande, le gouvernement britannique de Cameron et le nouvel homme fort de l’Italie, Mattéo Renzi. Un exemple : il y a un an jour pour jour, François Hollande annonçait un choc de simplification. Qui peut citer une mesure forte, simple, retenue par tout le monde ? Non, ce n’est pas la direction qui flanche. Changer d’orientation serait se fier à une boussole qui indique le sud, même si une attention sociale est indispensable. Le problème, c’est la mise en œuvre. Entre les cafouillages, les flottements et l’amateurisme, que de temps perdu, de gens découragés ! D’une certaine manière, c’est - assumons le mot - une injure – voire une insulte- faite aux Français qui paient davantage d’impôts qu’hier ou voient leur salaire de fonctionnaire gelé. Conclusion ? Elle est simple. C’est dès lundi que François Hollande devrait agir et prendre le taureau par les cornes.

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