C’est un petit événement dans le monde de la high tech : Apple a présenté de mauvais chiffres. Que se passe-t-il ?

En Bourse, on dit que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Cette maxime un peu triviale s’applique désormais à Apple qui inquiète les marchés. Hier, pour la première fois depuis 2003, son chiffre d’affaires a baissé. Plus surprenant, et plus grave : pour la première fois depuis le lancement de l’Iphone en 2007, la société californienne annonce qu’il s’en est vendu 16% de moins au cours du dernier trimestre. Or, ce petit objet lui apporte les deux tiers de son chiffre d’affaires ! Alors on ne va pas sortir les mouchoirs. Même si l’arbre s’arrête de grimper, la pomme ne va pas tomber tout de suite, n’en déplaise à Isaac Newton. Apple réalise encore 10 milliards de dollars de bénéfice, juste sur le dernier trimestre ! Et elle reste l’entreprise la plus chère au monde (autrement dit c’est la première capitalisation boursière, au coude-à-coude avec Google).

Depuis la mort de Steve Jobs, elle n’arrive plus à innover. Apple a lancé des nouveautés, comme l’AppleWatch, la montre connectée, mais elle ne suscite pas le même engouement que l’iPhone ou l’iPad au moment de leur sortie. Le successeur de Jobs, Tim Cook, est pourtant sur tous les fronts : il s’est lancé sur le streaming musical avec Apple Music. En quelques mois, il a réussi à générer deux fois plus d’abonnés que le français Deezer, mais il est encore loin du numéro un mondial, Spotify. Son grand espoir, c’est son service de paiement en ligne Apple Pay. Le principe, c’est de prélever une toute petite commission sur chaque paiement par iPhone. Le service existe déjà dans six pays, notamment les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Chine, et devrait être bientôt lancé en France.

Apple deviendrait banquier. Et c’est aussi le cas des autres géants de l’internet, Google, Amazon ou encore Facebook. C’est aussi le projet des opérateurs téléphoniques. Orange a annoncé au début de la semaine qu’il allait prendre le contrôle de Groupama Banque, qu’il va rebaptiser « Orange Bank ». Vous voyez, le métier n’a pas bonne presse, mais tout le monde veut devenir banquier !

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