Un nouveau produit perce dans les ordinateurs et ce n’est pas les tablettes comme l’iPad d’Appel ou le Galaxy de Samsung…

J’ai envie de la jouer façon Astérix ce matin. Toute l’informatique déprime en cette fin d’année. Toute sauf un petit village hélas pas gaulois : l’ordinateur tout-en-un, ou comme disent les Américains, all-in-one.

Le nombre total d’ordinateurs vendus en France au troisième trimestre, le dernier connu, a chuté de 9% sur un an. Mais les ventes de tout-en-un, elles, devraient avoir augmenté de 15% cette année.

Soyons plus précis. Le tout-en-un, c’est un ordinateur intégré dans un bel et gros écran. Fini la boite de ferraille, la tour comme disaient les poètes de la puce, où il y avait le disque dur et le lecteur de CD, fini aussi les fils qui pendouillaient de partout et qui déparaient fâcheusement les beaux salons parquet-moulure-cheminée. La plupart des modèles se commandent par écran tactile - il faudra toutefois attendra la prochaine version du logiciel Windows de Microsoft, à la rentrée 2012, pour que ça soit vraiment confortable.

Enfin, les dinosaures comme vous et moi qui ont encore parfois un texte à écrire pourront le faire à partir d’un clavier et d’une souris sans fil.

Mais quel avantage par rapport à une tablette, ou un portable ?

Bonne question évidemment. C’est sûr que vous n’emporterez pas votre tout-en-un à la cuisine pour suivre la délicieuse recette de soupe au potiron de Paul Bocuse, il est trop lourd.

Mais pour regarder des images et des vidéos, pour stocker des films, c’est tout de même beaucoup plus adapté. Le constructeur HP, qui est très actif sur ce créneau espère en fait que ça deviendra la centrale informatique de la maison avec laquelle pourront communiquer les tablettes et autres Smartphones.

Et comme l’écran deviendra de plus en plus grand, il pourra aussi rivaliser avec la télé elle-même de plus en plus connectée.

Enfin, il finira aussi par viser non plus la maison mais aussi le bureau.

Quelles leçons tirez-vous de cette innovation qui n’a pas l’air si neuve que ça ?

La première leçon, c’est justement ça : l’informatique commence à tourner en rond. On revient au bon vieil ordinateur personnel au bout de quinze ans de miniaturisation et de nomadisation. Exactement comme l’automobile redécouvre l’électricité alors que la production de voitures électrique avait culminé à 34.000 aux Etats-Unis en 1912. C’est le signe d’une industrie devenue mature à moins de 40 ans.

La deuxième leçon, c’est qu’Apple avait eu raison avant tout le monde. Le Mac Intosh sorti en 1984 mettait déjà dans la même boite l’écran et la machine. La firme avait récidivé avec l’iMac, notamment l’iMac G4 surnommé le tournesol.

La troisième leçon, c’est à nouveau qu’Apple a eu raison avant tout le monde, en voulant faire un ordi beau et simple. Tant que l’ordinateur était réservé au boulot, il pouvait se permettre d’être laid. A partir du moment où il s’incruste chez nous, il doit devenir beau. Tout cela, Steve Jobs l’avait pensé. Son ombre portée sur l’informatique reste immense.

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