Ce matin : les banques face au tsunami numérique.

Les banques en ligne sont-elles en train de faire disparaître les autres ?
Les banques en ligne sont-elles en train de faire disparaître les autres ? © AFP / Gerard Bottino / Citizenside

Hier soir, la Société Générale a annoncé la suppression de 900 emplois, ce qui porte à 3.450 le nombre de postes qui auront disparu d’ici 2020 (par départs naturels ou volontaires) puisqu’un plan avait déjà été dévoilé fin 2015. Ce n’est pas rien : 500 agences auront été fermées en cinq ans. En réalité, la plupart des banques réduisent leur réseau, Caisses d’épargne, BNP, LCL. Crédit Agricole. 

Pourquoi ? 

Le secteur, qui a mis du temps à réaliser la révolution industrielle déclenchée par le numérique constate que : 

  1. Les clients ne vont plus en agence. 
  2. La banque en ligne apporte une vraie concurrence, par exemple Boursorama filiale de la ... Société Générale, ou OrangeBank. 
  3. Beaucoup d’opérations se traitent via le digital désormais, la demande de crédit ou la souscription de produits bancaires

Dans un univers où les taux d’intérêt sont bas, et donc la rémunération des banques est sous tension, ne rien faire est difficile. Où va-t-on ? Il y a 37.000 agences en France, cela va diminuer peu à peu, à l’exception revendiquée du Crédit Mutuel qui parie sur la proximité et la diversification.

Notre attitude est toujours ambivalente.

Qu’il s’agisse des banques, du commerce, de la musique, de La Poste et de la presse, d’un côté, nous nous inquiétons de la disparition des emplois et des lieux de proximité. Nous sommes attristés par l’évolution des centres-villes, surtout dans les petites communes. Mais voilà en tant que consommateurs, les Français plébiscitent ces nouveaux services moins onéreux et plus accessibles. Aucun secteur n’est à l’abri de ce qui se passe. 

Ainsi hier, on a aussi appris que Les Galeries Lafayette envisagent de céder en franchise 22 de leurs magasins de province, bousculés par les ventes en ligne. Auchan vient de s’allier en Chine avec Alibaba - l’Amazon chinois. Ici à France Inter, le nombre d’auditeurs qui écoutent les programmes en différé augmente sans cesse. 

Au total, Il y a 40 ans, en 1978, il s'était dit  que la banque serait la sidérurgie de demain. En réalité, les pronostics sur la balance entre les créations et destructions d’emploi liées aux nouvelles technologies sont aussi sûrs qu’un tir au pigeon par un ivrogne en pleine nuit. Mais la banque, comme toute l’économie, doit se réinventer.

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